En à peine 24 heures, une pétition lancée par l'Alliance de la gauche européenne, incluant La France insoumise (LFI), a rassemblé plus de 100 000 signatures, appelant à la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Ce texte exige que l'UE mette un terme à sa coopération avec un État jugé responsable de graves violations des droits humains en Palestine.
« Nous ne pouvons tolérer que cette pierre angulaire de la coopération entre l'UE et Israël continue d'exister, alors qu'elle contribue à légitimer des actes considérés comme criminels », a déclaré la vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée LFI Clémence Guetté. D'autres figures du parti, comme Manuel Bompard et Mathilde Panot, ont également soutenu cette initiative sur les réseaux sociaux.
Ce projet de pétition vise à encourager une réflexion sur la responsabilité de l'Union européenne dans le conflit israélo-palestinien. Les signataires dénoncent la complicité de l'UE avec ce qu’ils qualifient de génocide. La pétition affiche un objectif ambitieux d'un million de signatures, espérant ainsi susciter une réponse de la Commission européenne. Toutefois, même si ce million était atteint, il ne garantirait pas une réaction concrète de la part des autorités européennes, qui peuvent choisir de ne pas adopter de mesures législatives, selon les règles encadrant les initiatives citoyennes européennes.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment proposé une suspension partielle de l'accord, évoquant une situation « inacceptable » à Gaza. Cependant, elle a reconnu les divisions parmi les États membres de l'UE sur cette question, rendant obsolète toute possibilité de consensus.
Rima Hassan, eurodéputée, a rappelé que cette pétition faisait partie des promesses majeures de la campagne de LFI pour les élections européennes de 2024. « Arrêter le commerce avec un État qui enfreint les droits humains est un impératif », a-t-elle affirmé, illustrant ainsi le sentiment croissant parmi les citoyens européens. Le débat public autour de cette question est intense, comme l'évoque le quotidien Le Parisien, qui souligne le défi que représente le soutien populaire face à des décisions diplomatiques compliquées.
L'Union européenne, premier partenaire commercial d'Israël, est confrontée à un dilemme. Suspendre l'accord n'empêcherait pas les échanges commerciaux, mais retirerait les tarifs douaniers préférentiels. En mai 2025, une précédente initiative avait déjà rassemblé plus d'un millions de signatures pour interdire les thérapies de conversion pour les personnes LGBT+ dans l'UE, prouvant que les citoyens européens sont prêts à s'engager pour des causes justes.







