Lors de sa conférence de presse, Thierry Mariani, candidat du Rassemblement National aux élections municipales de Paris, a annoncé des propositions audacieuses visant à renforcer la sécurité dans la capitale. Parmi ses idées phares, l'armement des policiers municipaux et le doublement de leurs effectifs pour atteindre une force de 8 350 agents.
Mariani souligne qu'il souhaite corriger les manquements de l'administration actuelle, dirigée par Anne Hidalgo, qui, selon lui, a tardé à habiliter la police municipale. "Il y a quatre ans, des policiers municipaux ont été intégrés, mais sans les moyens nécessaires pour agir efficacement", déclare-t-il. Dans cette optique, il plaide pour une réforme complète, s’inspirant du modèle new-yorkais avec une ratio de quatre policiers pour 1 000 habitants.
Dans le cadre de ce projet, Mariani envisage également la création de brigades spécialisées, notamment des unités "anti-squats" et "anti-campements clandestins", capables d'agir dans les 48 heures suivant un signalement. L’objectif est clair : démanteler rapidement les installations illicites afin de restaurer l’ordre public.
Ses concurrents de droite, Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, partagent des propositions similaires en termes d’armement et d’augmentation des effectifs, respectivement à 5 000 et 6 000 agents. D’un autre côté, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie, exprime des réserves sur l'armement des forces locales, redoutant un désengagement de l'État dans le domaine de la sécurité.
Au-delà des effectifs et de l'armement, Mariani propose également de tripler le parc de caméras de vidéosurveillance, atteignant ainsi un total de 5 000 caméras dans Paris, afin de garantir une meilleure vigilance et réactivité face à la délinquance.
Même à 67 ans, cet ancien ministre de Nicolas Sarkozy démontre sa détermination et ce, malgré un soutien électoral qui oscille entre 5 et 7 % selon les derniers sondages. Mariani, qui a constitué neuf listes d'arrondissements, garde en tête la possibilité d'alliance, mais reste ferme sur son refus de s'associer avec les candidats proches d'Emmanuel Macron.
Cette initiative fait écho à un enjeu national, alors que la sécurité devient un sujet de débat de plus en plus pressant en France, avec des citoyens appelant à des mesures concrètes pour lutter contre l'insécurité croissante, comme l'illustre le site BFMTV.







