Thierry Chanu, éleveur de Prim’Holstein en Normandie, avait prévu de présenter sa vache primée au Salon de l'agriculture, un événement majeur pour valoriser les produits agricoles. Cependant, l'absence de bovins cet année, imposée par les autorités sanitaires en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a bouleversé ses plans.
Depuis la création du Salon, c’est la première fois que de telles restrictions sont mises en place. Selon les organisateurs, cette mesure préventive visait à protéger les animaux et le secteur agricole face à une maladie transmissible par les insectes piqueurs, une situation qui a suscité de vives réactions parmi les éleveurs. Chanu, qui a consacré une grande partie de sa vie à l’élevage, exprime son inquiétude quant au futur des compétitions, essentielle pour la reconnaissance des éleveurs et l'industrie laitière.
Il souligne que pour de nombreux éleveurs, la préparation pour cet événement représente un investissement considérable, tant en termes de temps que de ressources financières. La qualité de leurs animaux est souvent jugée à l'issue de la compétition, un critère déterminant pour leur engagement dans l'élevage.
La DNC, qui a été détectée dans plusieurs régions de France, incite les autorités à mettre en place des mesures de contrôle strictes. Comme l'indiquent les experts de l’INRA, il est essentiel de suivre rigoureusement la santé du cheptel pour éviter une propagation des maladies. Des solutions préventives, comme la vaccination, sont actuellement en discussion.
Thierry Chanu et d'autres éleveurs espèrent que cette situation ne se reproduise pas à l'avenir. Ils plaident pour une meilleure sensibilisation et des mesures adaptées pour protéger le secteur tout en permettant aux éleveurs de montrer leur savoir-faire lors de ce type d’événements vitaux pour l'agriculture française.
Une absence inédite au Salon de l'agriculture : l'impact de la dermatose sur les éleveurs
Les éleveurs subissent les conséquences d'une décision sans précédent au Salon de l'agriculture.







