Depuis juillet 2021, le commissariat central de Police à Tours abrite une initiative unique : un bureau de psychologue clinicienne, dédié à accompagner les personnes victimes de violences lors du dépôt de plainte. Florencja Bajorska, qui exerce dans cet espace, accorde une importance toute particulière à créer un cadre chaleureux et accueillant.
Dans ce contexte, elle souligne l'importance d'un environnement serein : "J'ai voulu instaurer une ambiance cocooning, avec des fauteuils confortables et des éléments de décoration qui apaisent. Il est souvent difficile pour une victime de franchir les portes d'un commissariat. Ce cadre permet de déposer leur parole plus aisément." Ce bureau, situé au premier étage, est un lieu où le dialogue peut s'installer naturellement.
La démarche de déposer une plainte est parfois éprouvante. Florencja précise : "Les victimes de divers types de violences, qu'elles soient physiques ou psychologiques, peuvent bénéficier de mon soutien, que ce soit avant, pendant ou après le dépôt de plainte. Mon rôle est de leur offrir un espace pour exprimer leurs doutes et leurs interrogations dans un cadre strictement confidentiel."
Bien que Florencja soit présente pour accompagner les victimes, c'est souvent la police qui oriente les personnes vers elle. "Les policiers sont formés pour cela. Nous travaillons main dans la main pour le bien-être des victimes," indique-t-elle, précisant qu'elle reçoit entre 5 et 7 personnes par jour.
Ce soutien psychologique, encore rare en France, représente une avancée significative. À l'échelle nationale, seulement 80 psychologues sont intégrés dans des commissariats. En resulta, de nombreux experts insistent sur l'importance de cette synergie entre police et psychologues pour mieux répondre aux besoins des victimes. D'après un rapport d'La Voix du Nord, une telle initiative pourrait être étendue à d’autres régions afin d'améliorer le soutien aux victimes sur l'ensemble du territoire.
Florencja, qui prend soin de préciser que "je ne remplace pas une thérapie à long terme", ajoute qu'elle est en contact avec des professionnels extérieurs comme des psychologues spécialisés ou des juristes. De cette manière, les victimes peuvent être orientées vers des soins adaptés à leur situation. Cette initiative à Tours pourrait bien servir de modèle pour d'autres départements, autant au niveau national qu'international.







