Alors que la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une nouvelle flambée d'Ebola, un vol Air France reliant Paris à Détroit a dû faire une escale inattendue à Montréal mercredi dernier. Cette décision fait suite aux mesures strictes des États-Unis qui n'acceptent les ressortissants congolais que par l'aéroport de Washington-Dulles, a confirmé la compagnie aérienne.
Le vol, qui avait décollé de Paris-Charles-de-Gaulle à 16h03, a atterri à Montréal une heure plus tard, à 17h15, avant de reprendre sa route vers Détroit après avoir débarqué un passager congolais, déclaré sans symptômes. « Il n’y avait pas d’urgence médicale à bord », a précisé un porte-parole d'Air France à l'AFP.
Cependant, cette situation a suscité des inquiétudes parmi les passagers. Une voyageuse interrogée par CBS a évoqué une communication floue de l'équipage, qui, bien qu'annonçant une escale technique, a déclenché des préoccupations lorsqu'elle a vu l'équipage mettre des masques. « C'était très préoccupant de ne pas être informé clairement alors que l'équipage semblait inquiet », a-t-elle déclaré.
Face à cette situation, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment émis une alerte sanitaire internationale. Avec plus de 100 millions d'habitants, la RDC lutte contre une 17e flambée d'Ebola, en particulier dans ses provinces orientales, souvent difficiles d'accès et touchées par des violences politiques. Selon les rapports, l'épidémie aurait causé 139 décès parmi près de 600 cas probables, bien que le risque de pandémie soit jugé « faible » par les autorités sanitaires.
Les experts estiment que cette situation souligne la nécessité de renforcer les mesures de sécurité sanitaire au niveau international, notamment pour prévenir la propagation de maladies infectieuses. La vigilance demeure l'un des meilleurs outils contre une crise sanitaire potentielle, surtout dans un contexte mondial interconnecté.







