Alain Cayeux, un aventurier de 48 ans reconnu au Pays basque pour ses vidéos en plein air, a été condamné par le tribunal de Bayonne à quatre mois de prison avec sursis pour travail dissimulé. Le jugement, rendu le 21 mai, énonce également qu'il lui est interdit d'encadrer des randonnées pendant les deux prochaines années.
Le prévenu proposait des sorties en montagne à ses abonnés, facturant entre 24 et 250 euros par personne, sans posséder de diplôme de guide ou d'assurance. Ses escapades, bien que populaires, se déroulaient dans l'illégalité, puisque ses revenus n'étaient pas déclarés.
Cette décision judiciaire a suscité des réactions variées. Selon des experts du secteur, tels que le guide de montagne Jean-Pierre Lefebvre, "cette affaire met en lumière les dangers des activités récréatives non réglementées. Les randonnées doivent être menées par des professionnels formés pour garantir la sécurité des participants". Les avocats de Cayeux, Mes Élise Michel-Tastet et Fabien Macagno, s'insurgent, affirmant que "cette condamnation est trop sévère, surtout pour une personne qui souhaitait partager sa passion".
Ce n'est pas la première fois qu'Alain Cayeux se retrouve au cœur d'une polémique. Il doit également comparaître pour des accusations d'agression sexuelle et de diffusion d'images à caractère sexuel dans un procès prévu pour le 9 avril. Ce cumul d'affaires rappelle à quel point la notoriété sur les réseaux sociaux peut entraîner des conséquences juridiques irréversibles.
Les observateurs s'interrogent désormais sur l'impact de cette condamnation sur la communauté des influenceurs au Pays basque. "Un précédent a été créé", estime la sociologue des médias, Claire Dupuis. "Il est temps pour les influenceurs de prendre conscience des responsabilités qui accompagnent leur statut." Cette histoire continue d'intriguer et suscite un débat sur la réglementation des activités proposées par ces figures publiques.







