Arrivée en avril 2025, Aurélie Bretonneau est déjà remerciée. Richard Ferrand a exprimé sa volonté de se séparer de sa secrétaire générale en raison d'une gestion critiquée. Des sources, dont Politico, rapportent que ses prises de position et sa gestion interne ont soulevé des inquiétudes.
Un parcours brillant
Avant sa nomination, Aurélie Bretonneau, 45 ans, a suivi un parcours impressionnant. Diplômée de l'École normale supérieure et de l'École nationale d'administration, elle a intégré rapidement le Conseil d'État où elle a exercé en tant que rapporteuse publique. En 2019, elle devient directrice des affaires juridiques des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, avant de devenir, en 2022, numéro deux au secrétariat général du gouvernement.
Désignée comme une juriste prometteuse, elle a succombé aux aléas de la politique. Au sein de ses fonctions, son rôle était crucial pour la préparation des décisions majeures, notamment celle relative à la loi Duplomb adoptée en août dernier.
Des divergences et une gestion critiquée
Sa révocation soulève des questions sur les tensions qui l'opposaient à Richard Ferrand. Un incident marquant en fin d’année 2025 avait terni leurs relations lorsque la question de la compétence pour juger de la légalité des ordonnances a provoqué un vif débat. Selon des sources au journal Le Monde, bien qu’il y ait eu un différend, cela ne serait pas l’unique raison de son limogeage.
Le principal motif serait lié à une gestion jugée insuffisante. Des proches de Ferrand évoquent une difficulté à organiser le travail collaboratif, générant un climat de cacophonie au sein de l’institution. Deux personnes ont été licenciées et plusieurs autres ont quitté le Conseil dans l’année qui a suivi son arrivée. Cette insatisfaction généralisée aurait conduit à la conclusion que la situation ne pouvait plus perdurer.
En conclusion, l’affaire Bretonneau illustre les tensions pouvant exister entre les exigences politiques et les réalités juridiques et managériales. Alors que le Conseil constitutionnel s'apprête à relever de nouveaux défis, cette situation soulève des interrogations sur l'avenir de l'institution.







