Le Hezbollah a revendiqué avoir mené des frappes contre l'armée israélienne alors que celle-ci progresse dans la zone frontalière. Des raids israéliens ont visé mercredi la banlieue sud de Beyrouth et d'autres régions du sud libanais.
Ce groupe pro-iranien a affirmé avoir attaqué des soldats israéliens concentrés autour des localités de Naqoura et Qawzah, utilisant plus de 100 roquettes contre divers sites le long de la frontière. Par ailleurs, des attaques ont également été revendiquées contre le territoire israélien, notamment contre Kiryat Shmona, sans enregistrement de victimes de la part des autorités israéliennes.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a mentionné que les forces israéliennes opéraient en territoire libanais pour établir une ligne de défense avancée jusqu’au fleuve Litani, situé à environ 30 kilomètres de la frontière. Simultanément, l'aviation israélienne a frappé la banlieue sud de Beyrouth, confirmée par l'Agence nationale d'information (ANI).
À la suite de ces frappes, Israël a ordonné l'évacuation des habitants de plusieurs quartiers considérés comme des bastions du Hezbollah. Un journaliste de l'AFP a rapporté des scènes de destruction dans les rues, témoignant des dégâts causés par les bombardements.
Depuis le début de cette offensive, au 2 mars, le Liban a subi un intense bombardement israélien, entraînant la mort de plus de mille personnes et le déplacement d'un million d'individus selon des sources officielles.
À Nabatiyeh, au moins neuf personnes ont perdu la vie lors de frappes israéliennes, dont deux secouristes, comme l’a souligné le ministère libanais de la Santé, qui a dénoncé des violations du droit humanitaire international. Ce bilan fait grimper le total de soignants libanais tués à 42.
L'armée israélienne a assuré avoir ciblé des installations du Hezbollah, incluant un centre de commandement et des stations-service soupçonnées de financer le mouvement. Durant ces opérations, elle a également revendiqué le démantèlement de plusieurs centres de commandement et la neutralisation de combattants, bien qu'elle n'ait pas précisé le nombre exact.
Dans la vieille ville de Tyr, une vingtaine de milliers de personnes, dont environ 15 000 déplacés, se rassemblent dans des quartiers encore intacts et quelques écoles. "Nous n'abandonnerons pas notre terre, nos cœurs sont ici," déclare Khalil, un ancien habitant qui a décidé de rester malgré les dangers croissants.
En outre, le ministre israélien de la Défense a averti que les résidents évacués du sud du Liban ne retourneraient pas dans leurs foyers tant que la sécurité des habitants du nord israélien ne serait pas garantie.
Après son invasion du Liban en 1982, Israël avait établi une zone tampon de 10 à 20 kilomètres jusqu'en 2000, année de son retrait face aux ripostes du Hezbollah.







