Lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a clairement exprimé son opposition à la baisse de la TVA sur l'essence, la qualifiant d'« inefficace et coûteuse ». Sa déclaration, prononcée le 25 mars, fait écho aux préoccupations profondes soulevées par la hausse des prix de l'énergie, exacerbée par les conflits au Moyen-Orient.
Sébastien Lecornu a souligné que le gouvernement ne souhaite pas intervenir directement sur les prix à la pompe, expliquant que de telles mesures pourraient générer des conséquences fiscales négatives pour l'État. « Aucun chèque, aucune mesure globale à l'aveugle ne seront efficaces dans la crise actuelle », a-t-il insisté, en réponse aux critiques de ses opposants politiques. Dans ce contexte, il a notamment cité Marine Le Pen, qui l'a accusé de profiter de la situation actuelle.
Pour alléger le fardeau que représente la flambée des prix pour les consommateurs, le Premier ministre a également rejeté l’idée d’un chèque spécifique. « Derrière chaque chèque se cachent généralement un impôt ou une répercussion très grave sur le déficit public », a-t-il justifié.
Il a attiré l'attention sur un autre aspect critique de la crise actuelle, mentionnant qu’« il n’y a pas de risque de pénurie, mais un risque sur l'approvisionnement ». Lecornu a appelé à une transformation structurelle des habitudes énergétiques, plaidant pour un passage accéléré vers des sources d'énergie renouvelables ainsi qu’un soutien au développement du nucléaire, conformément aux objectifs définis dans la programmation pluriannuelle de l'énergie récemment présentée par le gouvernement. Cette approche, selon lui, est essentielle pour réduire la dépendance accrue aux énergies fossiles et s'armer contre les crises à venir.
En somme, le discours de Sébastien Lecornu souligne un enjeu crucial pour la France et son avenir énergétique, exigeant une transition vers des modèles de consommation plus durables et moins vulnérables aux fluctuations des marchés mondiaux.







