Dans une interview accordée aux Dernières Nouvelles d’Alsace, la maire nouvellement réélue de Strasbourg, Catherine Trautmann, aborde les tensions récentes au sein du Parti socialiste (PS) suite à son alliance avec le candidat de centre droit, Pierre Jakubowicz, lors de l’entre-deux-tours.
Un quart de siècle après sa première prise de fonction, Catherine Trautmann a été réélue avec 37 % des voix, après une campagne qui s’est révélée intense, notamment contre la maire écologiste sortante. Sa décision de s'associer avec Jakubowicz a exacerbée les tensions avec le parti socialiste, Olivier Faure, le premier secrétaire, ayant initialement suggéré qu'elle s'était placée « en dehors » du parti.
Malgré cela, Faure a par la suite reclaré que Trautmann était toujours « socialiste » et n’avait pas subi d’exclusion. « L’affaire est close », a-t-elle affirmé ce mardi, ajoutant qu’elle perçoit la question de l’appartenance politique comme une préoccupation secondaire pour les électeurs.
Ses mesures prioritaires
Catherine Trautmann a exprimé sa volonté de mener une campagne indépendante des clivages partisans : « Mon programme inclut des idées sociales, mais il se concentre avant tout sur des projets pour Strasbourg. » Elle a ainsi validé son intention d’introduire des adjoints de quartier et a mis en avant des mesures concrètes pour améliorer la vie quotidienne, telles que la gratuité des 15 premiers mètres cubes d’eau ou une réduction des tarifs de stationnement.
Elle se penchera également sur l’amélioration de l'éclairage public, la propreté des espaces urbains, ainsi que sur la sécurité. Elle prévoit de réaliser un audit des finances municipales pour assurer une gestion optimale des ressources.
Contrariant plusieurs préoccupations écologistes, Trautmann a promis de simplifier le stationnement en ville. Selon Hervé Lali, un de ses soutiens, sa réélection marque un retour à une gestion « mesurée », orientée vers l’avenir en vue de repositionner des enjeux clés.







