Les débuts de la nouvelle mandature à Floirac sont tumultueux. En effet, quelques jours après la réélection du socialiste Jean-Jacques Puyobrau, son principal adversaire, Xavier Moniot-Lundy, a décidé de formuler un recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux. Ce dernier demande l'annulation des résultats, pointant du doigt des pratiques douteuses au sein de la majorité sortante.
Dans sa démarche, Moniot-Lundy, qui a obtenu 32,8 % des voix au premier tour, évoque un « détournement des moyens institutionnels » en faveur du maire. Il accuse la municipalité d'avoir opportunément avancé certains événements, notamment le carnaval et le repas des anciens, pour favoriser la campagne du maire entrant. Il affirme avoir constaté que des festivités, habituellement prévues à la fin mars, ont été déplacées au 28 février, impactant ainsi la perception des électeurs.
Des experts en droit électoral, comme Maître Claire Durand, estiment que ce type de recours, bien que fréquent en période électorale, peut poser des questions sur la légitimité des décisions prises sous la pression politique. Le Monde a également rapporté des cas similaires dans d'autres communes, soulignant une tendance croissante à contester les résultats des élections.
Réaction du maire : un refus d'accusation
Contacté pour réagir, Jean-Jacques Puyobrau n'a pas tardé à défendre son bilan. Selon lui, les dates des événements de la commune ont toujours été établies de manière transparente. « C'est une posture de mauvais perdant », a-t-il déclaré, soulignant la légitimité de sa victoire et rejetant les accusations de manipulation. Puyobrau affirme que ces contestations n'altèrent en rien la clarté de l'expression démocratique lors des élections.
Xavier Moniot-Lundy, quant à lui, ne compte pas s'arrêter là. S'il n'obtient pas gain de cause au tribunal administratif, il promet d'aller jusqu'au Conseil d'État pour faire valoir ses arguments.







