À Tulle, les contours du second tour se dessinent. Bernard Combes, maire sortant (Divers gauche) et candidat à sa réélection, a annoncé à Ici Limousin sa fusion avec celle de Nicolas Marlin, représentant de l'Union de la gauche, qui inclut le PCF, la France insoumise, les Écologistes et une liste citoyenne.
Cette stratégie vise à contrer le candidat de la droite, Laurent Melin, qui a obtenu 38 % des voix au premier tour. Combes a quant à lui récolté 32,3 %. Malgré ce résultat inattendu pour un maire en poste depuis 20 ans, il assure que la fusion de sa liste n'est pas une manœuvre de dernier recours.
"Nous avons élaboré un programme équilibré. [...] J'ai toujours soutenu l'union dans notre ville et je continuerai à le faire dans un nouvel équilibre", a-t-il déclaré à la radio locale.
Ce rapprochement a surgi alors que François Hollande, ancien président et député de Corrèze, avait appelé à éviter de telles alliances, notamment avec la LFI, lors d'une interview sur France Inter. "Pas d'alliance, mobiliser tous les électeurs pour gagner", a-t-il martelé.
Un "message fort de rassemblement"
Proche de Hollande, Bernard Combes évoque une "liste de respect" : "Il faut bien comprendre le message de rassemblement puissant que nous adressons aux Tullistes. [...] Les forces présentes sont très équilibrées au sein des diverses composantes de la gauche. Nous incarnons cette nouvelle unité."
Si cette alliance se consolide, c'est principalement pour s'opposer à "une droite ultralibérale" et à "la menace du Rassemblement national", ajoute le maire sortant au micro d'Ici Limousin.
Après le premier tour, le candidat RN Thierry Greck a obtenu 12 % des voix et a prévu de se maintenir au second tour sans fusionner sa liste avec celle de Laurent Melin, qui a rejeté une telle option, affirmant : "Nous ne nous allierons pas avec le RN. Nous continuerons notre chemin."







