Au cours de cet exercice161, un Rafale s’approche d’un ravitailleur pour faire le plein, étendant ainsi son rayon d’action essentiel à un raid nucléaire à longue distance. Quarante avions, dont des Rafale, Mirage 2000, des appareils radar AWACS et des ravitailleurs A330 MRTT, ont été déployés au-dessus d’une vaste partie du territoire français.
Cette opération a lieu dans un contexte de tensions croissantes, notamment en raison de la situation au Golfe, où l'armée de l’Air est également engagée. Le général Etienne Gourdain, commandant en second des Forces Aériennes Stratégiques (FAS), a déclaré que cet exercice vise à affirmer la "crédibilité opérationnelle" de la dissuasion française.
"C'est un moyen de démontrer à notre adversaire notre capacité à exercer la mission".
Emmanuel Macron, président et chef des armées, a récemment évoqué une possible augmentation du nombre de têtes nucléaires face aux menaces croissantes, ajoutant que la dissuasion devrait s'exercer au-delà des frontières françaises.
La simulation s’est intensifiée avec des vols à très basse altitude, les Rafale plongeant vers le centre de la France pour des tirs simulés, en évitant les radars ennemis.
Selon le colonel Clément, "on peut descendre à 50 mètres du sol en entraînement" pour éviter d’être détecté. Cet exercice permet également de tester la capacité à agir en mode dégradé et de confronter les équipages à des scénarios denses et réalistes, nécessaires en cas de conflit.
Des responsables britanniques ont même été invités à observer cet entraînement pour renforcer la coopération entre nations alliées. Bien que Poker soit une répétition essentielle, l’évaluation des performances reste rigoureuse, notamment en ce qui concerne les pertes simulées.
"On envisage que tout le monde ne réussisse pas à atteindre l'objectif", admet le colonel Clément.
Pour conclure, l'exercice Poker est plus qu'une simple simulation; il constitue une démonstration de force stratégique au service de la sécurité nationale.







