Lors de sa visite à Villeurbanne, vendredi 20 mars, pour soutenir les candidats insoumis, Manuel Bompard s'est arrêté au marché de la place Wilson pour dialoguer avec les riverains. Un habitant lui a demandé son avis sur Jean-Michel Aulas, candidat de droite aux municipales à Lyon, insinuant son souhait de voir ce dernier « prendre un coup de pied ». La réponse de Bompard a été cinglante : « On va s’en occuper nous-mêmes, vous allez voir ! ».
Cette séquence, mise en lumière par Le Progrès, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Dans ce contexte électoral médiatisé, son intervention a suscité des réactions vives. Dans une réponse tout aussi directe, Aulas a déclaré dans une vidéo sur X : « Monsieur Bompard, dois-je comprendre que vous utilisez des menaces à l’encontre d’un candidat à l’élection municipale ? ».
La tension est palpable. Aulas a dénoncé ce qu'il appelle « la brutalité de LFI », ajoutant que « c’est le poison populiste et le déni de démocratie qui parlent ». Ce commentaire a mis en lumière les clivages croissants entre les partis en lice.
Dans un tournant surprenant, le même jour, La France insoumise a annoncé son retrait de la circonscription Lyon-Ouest pour le second tour des élections métropolitaines 2026. Cette décision vise à renforcer la liste de l’union de la gauche et des écologistes, mettant en avant un effort pour établir une majorité en sièges dans la communauté d’agglomération.
Les critiques autour de cette manœuvre sont diverses. Comme l'a exprimé l'expert en politique locale Jean-Claude Martin, « cet échange est révélateur de la rivalité intense qui sévit à Lyon. Les stratégies électorales deviennent de plus en plus agressives à l'approche du scrutin ». Cette situation préélectorale met en évidence les tensions croissantes qui pourraient influencer l'issue des élections.







