Après avoir terminé deuxième lors du premier tour des élections municipales le 15 mars, Marine Caron, candidate de la droite et du centre à Rouen, fait entendre sa voix dans un entretien avec ICI Normandie. Avec 24,76% des voix, elle accuse un retard de près de 20 points sur le maire sortant, Nicolas Mayer-Rossignol, qui a obtenu 45,13% des suffrages.
Dans une ville où l'abstention a été significative, Caron rappelle que « 50% des Rouennais ne sont pas allés voter » et souligne que « 55% se sont exprimés contre le maire sortant ». Malgré ces chiffres, elle ne compte pas se laisser décourager. « Nous devons aller au combat, convaincre et rencontrer chacun », affirme-t-elle, insistant sur l'importance de mobiliser les électeurs pour les élections à venir.
Un débat avorté
La candidate exprime également son regret de ne pas avoir pu débattre avec son principal concurrent. Après un accord initial pour un débat entre les candidates qualifiées pour le second tour, l'équipe de Mayer-Rossignol a changé de position, rendant tout échange difficile. Marine Caron, alors, salue l'initiative d'ICI Normandie d'accueillir chaque candidat séparément.
Le tracé du contournement Est
Sur les questions de mobilité, Caron a une vision globale, mettant en avant l'importance des divers modes de transport. « Ma position est très claire, » dit-elle, faisant référence à l'importance du contournement Est pour réduire le congestionnement à Rouen. Commencée en 2020, la planification de ce projet aurait pu aboutir si les décisions avaient été prises plus tôt, souligne-t-elle.
Les transports en commun : une question cruciale
Marine Caron ne remet pas en cause la gratuité des transports publics, mais elle insiste sur la nécessité de choisir des dépenses responsables face à un endettement croissant de la métropole. « Les projets évoqués par M. Mayer-Rossignol vont entraîner une dépense que nous ne pouvons pas nous permettre », déclare-t-elle, appelant à la prudence dans la gestion des finances publiques.
Éclairage public : promesse de changement
En matière d'éclairage public, Caron a promis de rallumer les lampadaires la nuit, une annonce critiquée par l'actuel maire. « Demandez à Nicolas Rouly, maire du Grand-Quevilly, s'il avait attendu l'autorisation pour rallumer. Il ne l'a pas fait », précise-t-elle, dénonçant ce qu'elle considère comme des mensonges de son adversaire.
Dans un contexte politique tendu à Rouen, Marine Caron continue de défendre sa vision pour la ville, s’adressant directement aux électeurs et les encourageant à participer activement au processus démocratique.







