Souvent qualifiée de "troisième tour" des élections municipales, l'élection du président de l'agglo de Perpignan est source de tensions politiques. Robert Vila, le président sortant de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), a été reconduit à la tête de la mairie de Saint-Estève. Pour l'ancien maire du Soler, François Calvet, cette réélection ne fait pas de Vila un candidat relevant pour la présidence de l'agglo.
Calvet, qui a récemment fait son retour en politique en se présentant sur la liste de Armelle Revel-Fourcade, n'hésite pas à déclarer : "il n'est plus un recours". Bien qu'il ne soit pas candidat lui-même, il refuse de soutenir Robert Vila, qu'il critique pour avoir inclus des membres du Rassemblement national dans son équipe à Saint-Estève. "Je ne pense pas qu'il puisse être un recours," affirme-t-il.
En parallèle, Calvet évoque une possible présidence d'Aliot pour PMM, soulignant l'importance de Perpignan : "la ville pèse énormément au sein de l'agglomération, tant sur le plan financier que du nombre d'élus". Selon lui, l'agglomération devrait dépasser les clivages politiques pour se concentrer sur le intérêt général des territoires.
Il insiste : PMM doit être perçu comme "un outil de gestion" et non comme un champ de bataille idéologique. Pour lui, l'essentiel se situe dans "l'union pour les projets de notre territoire", et il déclare : "celui qui portera cette vision, j'y adhérerai".
François Calvet, ancien député et sénateur des Pyrénées-Orientales, utilise également cette nouvelle phase politique pour promouvoir son livre "Révélations en Terre catalane, dans les coulisses du pouvoir, du département à Paris", publié aux éditions Les Presses littéraires, où il engage une réflexion critique sur ses prédécesseurs, notamment Jean-Paul Alduy, l'ancien maire de Perpignan.







