Emmanuel Grégoire, représentant des forces de gauche et écologistes à Paris, a qualifié de "désaveu majeur" le retrait de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) de la campagne électorale, surtout après la fusion de leurs listes. Cette déclaration a été faite mardi sur France Inter.
Grégoire a exprimé son point de vue : "L'addition de nos résultats ne nous permettait pas de rivaliser avec l'union de la gauche. Ce retrait est une trahison pour ceux qui ont soutenu Bournazel en espérant éviter de soutenir Dati," a-t-il affirmé.
Pierre-Yves Bournazel a annoncé la fusion de sa liste, qui avait obtenu 11,34 % des voix, avec celle de Rachida Dati, qui a récolté 25,46 %, lors d'un passage au Journal de France 2. Il a ensuite surpris l'auditoire en se retirant complètement de la liste fusionnée, refusant la 2e position qui lui était proposée.
Bournazel a justifié sa décision en déclarant qu'il avait "accompli son devoir" pour favoriser l'alternance, mais qu'il fallait également "savoir passer à autre chose". Selon ses proches, le comité de Dati n'était pas informé de sa décision avant l'annonce.
Marlène Schiappa, ancienne ministre proche de Macron, a quant à elle confirmé son soutien à Dati, expliquant sur TF1 qu'elle souhaitait voir une alternance à Paris.
L'entourage de Bournazel a également confirmé que Clément Beaune, 3e sur sa liste, avait décliné l'intégration dans la liste fusionnée. Emmanuel Grégoire a critiqué cette fusion, la qualifiant de "manœuvre désespérée" de l'establishment de droite, ajoutant que le retrait de Bournazel représente un revers cinglant pour Dati.
"Cette opération ressemble à une tentative risquée," a-t-il poursuivi, soulignant que l'engagement de Bournazel, qui a choisi de ne pas se maintenir, témoigne de ce retournement de situation. Confronté aux choix difficiles de l'élection personnelle, Grégoire a confirmé qu'il avait rejeté une offre de fusion avec Sophia Chikirou de La France insoumise, évoquant un manque d'ouverture dans les discussions.







