Pour la première fois depuis le début du conflit, Tsahal a déclenché des “opérations terrestres limitées” dans le sud du Liban, un geste qui pourrait modifier considérablement le rapport de force avant les négociations prévues entre Israël et le Liban, comme l’ont rapporté plusieurs médias internationaux.
Suite à ces opérations, plus d'un million de personnes ont été forcées de quitter leur domicile, prévenant que leur retour dépendra de la sécurité dans le nord d'Israël, illustre le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.
“L’armée israélienne entend prolonger cette opération, renforçant ses mobilisations militaires et rappelant près de 450 000 réservistes. Cette stratégie soulève des craintes d’une invasion terrestre plus vaste,” note L’Orient - Le Jour. “Israël veut prioriser la sécurité et refusera toute négociation tant que le Liban n’agira pas contre le Hezbollah”.
“Israël force le Liban à négocier sur sa souveraineté”
Des analystes estiment que ces “incursions militaires” visent à influencer le cadre des futures négociations. Comme l'a analysé The Guardian, “l’occupation du sud libanais pourrait fournir à Israël un levier supplémentaire dans les discussions”.
Selon le politologue Ziad Majed, interrogé par Al-Jazeera, “le terme implicite de cet accord semble forcer l'armée libanaise à désarmer le Hezbollah, sous l'égide des États-Unis et de la France”. Cette stratégie complique davantage la situation, car les doutes persistent quant à une éventuelle consolidation des positions israéliennes sur le territoire libanais.
La candidature d’une telle occupation temporaire fait écho à des précédents, à l’instar de l’opération à Gaza, comme l’a rapporté le Wall Street Journal.
“Un arrangement politique” nécessaire
Des officiers de Tsahal, cités par Ha’Aretz, ont tenté de clarifier que les plans actuels visent à conduire des “incursions limités” pour frapper des cibles spécifiques du Hezbollah et protéger les communautés israéliennes. La solution à long terme résidera dans un “arrangement politique”, basé sur la négociation avec le gouvernement libanais et le renforcement de son armée, précisent-ils.
Lundi, le président israélien Isaac Herzog a exprimé un optimisme mesuré quant à la proposition de médiation par Emmanuel Macron, espérant que cela pourrait donner lieu à des discussions directes entre les deux pays. Des discussions que, selon le Wall Street Journal, les dirigeants libanais seraient disposés à envisager, avec Paris comme médiateur.







