Cette année, les Français, toujours friands de chocolats pour célébrer Pâques, pourraient bien devoir ajuster leur budget. Selon le Syndicat du chocolat, les tarifs devraient encore grimper significativement.
Déjà en 2025, en raison des cours record du cacao, les chocolatiers avaient été contraints d'augmenter leurs prix, entraînant une baisse de 10,2% des ventes de chocolats de Pâques en volume. La plupart des consommateurs ont continué à se faire plaisir, mais en optant pour des formats plus petits, comme l'indique la filière, avec un budget moyen de 26 euros par foyer.
Cette tendance devrait persister malgré une chute des cours observée depuis 2025, qui a atteint -60%. Comme le rappelle le syndicat, il faut généralement entre six mois et un an entre l'achat des fèves et la mise en rayon des produits. Les fèves destinées aux chocolats de Pâques de 2026 ont donc été acquises il y a plusieurs mois, à un moment où les prix étaient particulièrement élevés en raison de la crise du cacao.
Des produits "adaptés" à la demande
D'autres coûts, tels que ceux de l'énergie et du papier, restent également très élevés. Cela affecte le coût de production des chocolats, selon les experts.
"Cela veut dire que certains produits seront vendus à des prix plus élevés que ceux auxquels les consommateurs sont habitués, même si les fabricants essaient de limiter les impacts de cette hausse", avertit l'organisation.
Les chocolatiers s'efforcent de garder ces douceurs accessibles, en créant des gammes adaptées à différents budgets. Ils doivent jongler entre l'ajustement des recettes et le maintien d'attractivité, sans effrayer les consommateurs. Par exemple, certains œufs de Pâques seront plus petits. La récente baisse des matières premières ne permettra pas de compenser plusieurs années de hausses de coûts à travers toute la chaîne de production. Pour les Pâques à venir, la France devra encore composer avec des prix élevés, souligne eToro.
Toutefois, la passion des Français pour le chocolat ne semble pas se tarir : "99,1% des ménages consomment au moins un produit chocolaté par an et beaucoup de familles souhaitent s'offrir des chocolats de Pâques", précise le syndicat.
Il est important de noter qu'aucune baisse significative des prix dans les rayons n'est prévue avant la seconde moitié de 2026. Selon NielsenIQ, les prix des tablettes de chocolat ont bondi de 32,8% entre octobre 2024 et octobre 2025. En réponse à cette volatilité, plusieurs fabricants envisagent des alternatives au chocolat pour réduire leur dépendance. En France, la chocolaterie alsacienne Abtey a par exemple lancé le "Choviva", une nouvelle offre qui pourrait séduire les consommateurs cherchant des options moins coûteuses.







