Les cours du pétrole ont légèrement chuté ce lundi, suite à la traversée d'un navire pakistanais dans le détroit d'Ormuz. Cette avancée a suscité des espoirs concernant une amélioration de la circulation dans cette zone stratégique, alors que Donald Trump intensifie ses efforts pour rouvrir le passage maritime. Selon MarineTraffic, le pétrolier pakistanais a emprunté le détroit tout en maintenant son système de traçage actif, ce qui indique peut-être un passage sécurisé négocié avec l'Iran.
En conséquence, le marché a montré des signes de réassurance. Vers 15h05, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a chuté de 5,47 % pour se stabiliser autour de 93,37 dollars. Parallèlement, le baril de Brent de la mer du Nord a connu une baisse de 2,77 %, atteignant 100,28 dollars.
Dans un contexte de tensions persistantes, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé qu'elle se tenait prête à libérer davantage de stocks stratégiques si la situation le nécessitait. Son directeur exécutif, Fatih Birol, a déclaré :
"En combinant les réserves des gouvernements et de l'industrie, il reste plus de 1,4 milliard de barils. Nous avons la capacité d'agir plus tard si la situation l'exige."
Malgré cette annonce rassurante, le trafic dans le détroit d'Ormuz demeure très perturbé. Selon des données fournies par Lloyd’s List Intelligence, seulement 77 traversées ont été enregistrées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, majoritairement par des navires opérant en dehors des systèmes d'assurance et de suivi, souvent pour transporter du pétrole soumis à des sanctions.
De surcroît, depuis le 1er mars, 20 navires commerciaux, dont neuf pétroliers, ont été victimes d'attaques ou d'incidents dans la région, selon l'agence britannique UKMTO. L'Organisation maritime internationale (OMI) a recensé 16 incidents, avec huit ciblant des pétroliers.
Pour aller plus loin:
=> Analyse des tendances du Brent et du WTI depuis le début du conflit au Moyen-Orient.







