Sous l'influence de sa famille politique, le candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a annoncé ce lundi 16 mars la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et s'est retiré de la course à l'Hôtel de ville.
Quatre candidats sont en lice pour le second tour de dimanche, suite à la déclaration de la candidate de La France Insoumise, Sophia Chikirou, qui maintient sa liste contre Emmanuel Grégoire, arrive largement en tête du premier tour avec près de 38% d'intentions de vote.
"C'est avec plaisir que j'annonce ce soir notre fusion avec Rachida Dati, car les Parisiens appellent au changement", a déclaré Pierre-Yves Bournazel sur France 2, lui qui avait déjà attiré 11,34% des voix lors du premier tour.
Les doutes sur la fusion
Pourtant, Bournazel a précisé que cette décision mettait un terme à ses ambitions, affirmant : "Les Parisiens n'ont pas souhaité que je sois le maire". Il a ajouté que son entourage, y compris ses colistiers, appelait à un changement et que cette fusion trahissait un "décalage" avec ses valeurs politiques fondamentales.
Cette décision surprenante a engendré des réactions vives au sein de la droite parisienne. Des sources proches de Rachida Dati ont exprimé leur choc face à cette annonce, affirmant que cela pourrait refroidir les négociations nécessaires à une véritable union.
Dans l'entourage de Pierre-Yves Bournazel, on explique que "Bournazel a toujours été opposé à cette fusion". Cette manœuvre surprise viendrait comme un dernier ajustement stratégique visant à desserrer les tensions au sein de son équipe.
Des tensions se font également sentir chez Bournazel. Clément Beaune, haut-commissaire au plan et troisième de sa liste, a d'ores et déjà annoncé son refus de rejoindre cette coalition avec Dati.
Pour sa part, Rachida Dati avait manifesté son intérêt pour une alliance dès le dimanche suivant le premier tour, réalisant un score décevant de 25,46%, bien derrière Emmanuel Grégoire.
Clarté et équilibres des votes
Bournazel exigeait de Dati des assurances claires concernant une non-alliance avec la candidate d'extrême droite, Sarah Knafo, qui a récemment proposé une alliance à Dati. Ce dernier a mis l'accent sur l'impossibilité d'alliance avec Reconquête, comme l’a confirmé Dati dans un entretien au Figaro.
Rachida Dati a assuré que la nouvelle liste d'alliance "respectait l'équilibre des votes" issus du premier tour, globalement perturbé par la rivalité historique entre elle et Bournazel. Dans un livre paru récemment, Bournazel la décrit déjà comme sa "meilleure ennemie", un reflet de la complexité de leur relation.







