Les 687 députés de l’Assemblée populaire suprême (APS) se rassemblent ce dimanche pour ratifier la nomination de Kim Jong-un à la présidence, marquant ainsi un nouveau chapitre dans la continuité du pouvoir nord-coréen. Cette assemblée législative, qui a principalement pour rôle de valider les décisions du régime, se retrouve régulièrement en scène pour des événements de ce type.
Selon l'agence de presse centrale coréenne (KCNA), cette session inaugurale de la 15e Assemblée, dont les députés ont été élus le week-end dernier, sera consacrée à des questions cruciales comme la nomination du président et des dirigeants de l'État, ainsi qu'à la révision de la Constitution. «Cette réunion vise à discuter de la nomination du président des Affaires d'État de la République populaire démocratique de Corée, ainsi qu'à examiner les modifications nécessaires à la Constitution socialiste», a détaillé KCNA.
Expert en politique nord-coréenne, Jean-Pierre Cabestan, souligne que ce processus est avant tout symbolique. « La réélection de Kim Jong-un, après les élections, est une formalité. Cela envoie un message fort de continuité et de fidélité à l'héritage familial », déclare-t-il. Cette volonté de maintenir un leadership stable est également perçue à travers la politique étrangère du pays, qui, sous Kim Jong-un, a oscillé entre provocation et dialogue.
Au même moment, la communauté internationale garde un œil attentif sur ces développements. La question des droits de l’homme et des sanctions internationales reste en suspens, alors que la Corée du Nord continue d'exister dans un isolement quasi-total. Ce dimanche sera donc un moment clé non seulement pour le régime, mais aussi pour les observateurs du monde entier.







