Un bateau estonien de Frontex a sombré lundi 16 mars au large de l'île grecque de Kastellorizo, à proximité des côtes turques. Quatre membres de l'équipage ont été transférés à l'hôpital de Rhodes par hélicoptère, selon les informations fournies par les garde-côtes grecs.
Le porte-parole de l'agence européenne, Krzysztof Borowski, a confirmé l'incident à l'AFP, déclarant : “Nous avons été informés par les garde-côtes grecs qu'ils ont réussi à secourir toutes les personnes à bord”. Selon la chaîne de télévision publique Ert, le bateau accueillait cinq personnes : trois membres d'équipage estoniens, un officier grec des garde-côtes, ainsi que l'ambassadrice de l'Estonie en Grèce.
Nikos Asvestis, le maire de Kastellorizo, a précisé qu'une personne était grièvement blessée. Il a déclaré à l'Agence de presse grecque ANA : “Il n'est pas clair si le bateau a heurté les fonds, percuté un débris flottant ou si le chavirement résulte d'une mauvaise manœuvre”. Les détails de l'incident sont à l'étude, les autorités grecques s'efforçant d'élucider les circonstances de ce naufrage.
Cette tragédie soulève des interrogations sur la sécurité en mer Méditerranée, une zone déjà marquée par de nombreux drames liés aux traversées migratoires. Les contrôles renforcés des frontières, par le biais de Frontex, suscitent à la fois des soutiens et des critiques quant à leur efficacité et la sécurité des opérations qu'ils impliquent.







