La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes suscite la controverse

Des réactions vives face à la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes.
La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes suscite la controverse
La ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à l'Assemblée nationale à Paris, le 13 novembre 2025. (XOSE BOUZAS / Hans Lucas)

Emmanuel Macron s'apprête à nommer, ce mercredi, la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à la tête de la Cour des Comptes. Cette décision, contestée par divers partis de l'opposition, soulève des inquiétudes quant aux principes de "neutralité" et d'"indépendance" de cette institution cruciale.

Les critiques ne manquent pas sur l'échiquier politique. Avant le conseil des ministres, prévu aujourd'hui, la nomination d'Amélie de Montchalin provoque un fort mécontentement parmi les parlementaires. Eric Coquerel, président insoumis de la Commission des finances, a exprimé son inquiétude, proposant sur X : "Je demande solennellement au Président de la République de reconsidérer cette nomination pour préserver la neutralité essentielle à cette institution".

Il a précisé que, sans remettre en question "les qualités de la personne", une telle nomination pourrait créer "un danger" pour la confiance du public envers la Cour des Comptes. Sur le même réseau, l'ancien député insoumis François Ruffin a ironisé sur le fait qu'une "République des copains" semble prospérer.

Eric Ciotti dénonce "un passage en force"

De l'autre bord, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, a accusé, lors d'une intervention sur Franceinfo, un "verrouillage par les amis de la Macronie de toutes les institutions". Eric Ciotti, membre de l'UDR, a également critiqué cette nomination sur X, qualifiant cela de "passage en force". À 40 ans, Montchalin est nommée à un "poste inamovible", la limite d'âge étant fixée à 68 ans, alors que traditionnellement, les présidents sont nommés après 58 ans.

En réponse à ces critiques, Roland Lescure, ministre de l'Économie, a défendu Montchalin sur France 2, la qualifiant de "femme capable de conduire cette institution en toute indépendance". Il a qualifié les accusations de "procès déplacés", rappelant que l'ancien président de la Cour, Pierre Moscovici, avait lui aussi occupé le poste de ministre des Finances, ce qui était un "signe de compétence".

Lire aussi

Arno Klarsfeld visé par une enquête après avoir appelé à des « rafles » d’étrangers sur CNews
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur Arno Klarsfeld suite à ses appels à des rafles d'étrangers en situation irrégulière, suscitant l'indignation.
17h49
La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes suscite la controverse
La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes provoque des critiques au sein de l'opposition. Les enjeux de neutralité et d'indépendance sont au cœur des débats.
16h06
Le Sénat face aux nouveaux proxénètes : un combat à l'ère du numérique
Le Sénat veut légiférer sur l'exploitation des jeunes femmes sur les plateformes comme OnlyFans. Un projet contesté qui soulève de nombreuses questions.
12h16
Castanet-Tolosan, une dynamique citoyenne se lève pour les élections
Découvrez la nouvelle liste citoyenne 'Réinventer Deyme' qui se prépare pour les élections municipales à Castanet-Tolosan.
10h30
Sébastien Delogu : l'enquête pour narcotrafic se clôt sans suite avant les municipales
Sébastien Delogu, député de La France Insoumise, a vu son enquête pour narcotrafic close sans poursuites, impactant la campagne municipale à Marseille.
8 févr.
Une nouvelle approche politique pour le Tour-du-Parc : Serge Collet à la tête de la liste "Cohésion Parcaise"
Découvrez la candidature de Serge Collet pour les municipales 2026 au Tour-du-Parc, promettant un projet politique au-delà des clivages.
8 févr.