Le parquet de Paris a lancé une enquête à l'encontre d'Arno Klarsfeld, juriste et fils des célèbres chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld, suite à ses commentaires polémique sur CNews. Dans une déclaration controversée, Klarsfeld a suggéré d'organiser "de grandes rafles" d'étrangers en situation irrégulière, suscitant une réaction immédiate.
Cette enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) après qu'un député de Charente a signalé ses propos, les qualifiant d'inacceptables. Selon des sources comme Le Monde, cette situation n'est pas isolée ; des réactions vives ont animé le débat public sur la gestion des étrangers en France.
Des propos polémiques sur CNews
Lors d'un débat diffusé à la fin janvier, Klarsfeld a déclaré : « C’est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF (sous obligation de quitter le territoire français). Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser, comme fait Donald Trump avec l’ICE, des sortes de grandes rafles un peu partout. » Ces commentaires ont été largement critiqués, entraînant des signalements à l'Arcom et à la justice.
Procédure disciplinaire
En parallèle de l'enquête, une procédure disciplinaire a également été initiée contre lui au Conseil d'État, où il siège depuis 2010. Les sanctions potentielles varient de l'avertissement à la radiation, passant par le blâme ou la suspension temporaire.
Face à l'indignation générale, Arno Klarsfeld a tenté de se défendre en tweetant : "Sur le mot 'rafle', il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés." Cette distinction, cependant, n'a pas apaisé les tensions, et plusieurs voix, y compris celle d'experts en droit international, ont souligné le risque d'une telle rhétorique sur le climat social en France.
En réaction à cette controverse, Klarsfeld a également porté plainte, dénonçant des "centaines de tweets abjects" visant à inciter à la haine à son égard après ses déclarations. La situation reste fragile, et la société française est à la croisée des chemins, entre gestion des frontières et respect des droits humains.







