Michel Barnier rallume la flamme du débat autour de la retraite progressive. Alors que les syndicats militent pour que ce dispositif soit accessible dès 60 ans, les discussions se heurtent à des questions sur les critères d'admissibilité et les modes de financement.
L'idée d'élargir la portée de la retraite progressive fait un retour en force. Lors d'une récente déclaration, le Premier ministre a souligné que cette option pourrait devenir un axe central des futures négociations concernant l’emploi des seniors, comme le rapporte Les Échos.
La retraite progressive dès 60 ans pour tous les salariés ?
Ce mécanisme permet aux travailleurs en fin de carrière de réduire leur temps de travail tout en percevant une partie de leur pension de retraite. Comme précisé par le site service-public.fr, "Pendant cette période, vous continuez de cotiser à la retraite. Vous pouvez choisir de surcotiser, et donc de cotiser sur la base d'un salaire à temps plein".
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a argumenté sur France Inter le 8 octobre en faveur d'une généralisation de la retraite progressive à partir de 60 ans, sans conditions préalables. Cette proposition a été portée dès avril dernier par divers syndicats dans le cadre des discussions sur les seniors. Malgré le rejet de cette mesure par le gouvernement de Gabriel Attal pour des raisons budgétaires, le retour sur le devant de la scène sous l'administration de Barnier traduit une volonté d’inscrire les seniors dans les préoccupations du marché du travail.
Critères d'éligibilité et financement : un débat crucial
Les exigences d'éligibilité à la retraite progressive demeurent un point de friction. Les employeurs montrent une certaine résistance à assouplir les conditions actuelles, qui imposent un minimum de 150 trimestres de cotisations. En revanche, les syndicats plaident pour un assouplissement des règles afin de faciliter l'accès à ce dispositif.
Afin de financer cette extension sans alourdir les déficits, les syndicats avancent l'idée d'économies sur l'assurance-chômage. Cette approche consisterait notamment à réduire les coûts liés aux travailleurs frontaliers, qui représentent un fardeau significatif pour le budget de l'Unédic, l'organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage en France.







