Pendant ce temps, le Sénat poursuit son intense débat sur la fin de vie, tandis que le candidat RN à Marseille se heurte à un soutien qui pourrait lui être nuisible. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, s'affirme comme le porte-voix d'un nouveau récit centré sur le grand remplacement.
Fin de vie : le bras de fer au Sénat se poursuit
Le 28 janvier dernier, les sénateurs ont tranché sur une version largement modifiée de la proposition de loi relative à la fin de vie. D'emblée, ils ont retiré l'article 4, qui proposait une "assistance médicale à mourir", écartant ainsi l'idée d'euthanasie ou de suicide assisté pour les patients dont le pronostic vital était engagé rapidement. « Ce vote du Sénat nous incite à rester sur le chemin de la valorisation de la vie plutôt que d'une logique historique », a commenté Christophe Bentz, orateur du groupe RN, en réponse à cette décision.
Le texte, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, doit revenir devant les députés pour une discussion en commission à partir du 9 février, avec un passage en séance publique prévu dès la semaine suivante. Si des désaccords persistent entre le Sénat et l'Assemblée, les échanges pourront se prolonger jusqu'au printemps, avec la possibilité d'une commission mixte paritaire pour résoudre les différends.
Les Républicains en pleine tourmente
Les tensions s'accroissent chez Les Républicains (LR) alors que des questions sur le soutien au gouvernement de Sébastien Lecornu se posent. Les stratèges du parti oscillent entre les opinions : certains prônent une censure, d'autres plaident pour la stabilité. Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l'Assemblée, tente d'expliquer cette indécision par l'"actualité internationale". En parallèle, une motion de censure a révélé des divisions internes, avec des votes en faveur venus principalement des rangs socialistes, soulignant une fracture croissante dans le parti.
Par ailleurs, trois députés LR, dont Jean-Yves Bony et Fabrice Brun, ont choisi de ne pas se rattacher financièrement au parti pour 2026, accentuant encore plus la pression sur l'institution.
La montée de Mélenchon inquiète le RN
Un retournement inattendu s'opère du côté des Républicains, notamment face à la stratégie de Jean-Luc Mélenchon. Devenu une figure de proue pour les petits entrepreneurs, il propose un « pacte productif » entre les petites entreprises et son mouvement, une initiative qui pourrait influencer les artisans et commerçants. Les leaders du RN, tout en restant confiant en leur base électorale, expriment des craintes à ce sujet. Un député RN confie : « Plus nous serons proches du pouvoir, plus les réflexes républicains se renforceront ».
Cette dynamique révèle une tension palpable entre les mouvements politiques en France, chacun cherchant à s'imposer face à une audience de plus en plus volatile.







