Le tribunal administratif de Rouen a rendu sa décision ce mardi 27 janvier, rejetant le recours formulé par le So Club, une discothèque de la ville, contre un arrêté de fermeture administrative émis par le préfet de la Seine-Maritime. Cette fermeture, matérialisée jusqu'au 18 février 2026, fait suite à des événements préoccupants survenus en décembre dernier.
Les gérants de l’établissement ont été accusés d’avoir servi de l'alcool à une jeune mineure de 16 ans et à une personne visiblement ivre. Cette jeune fille a été retrouvée en état de détresse sur le parking adjacent au club, exprimant des allégations de viol, ce qui a conduit la préfecture à appliquer des mesures strictes pour préserver l'ordre public.
fermeture confirmée pour le so club
Il convient de noter que cette décision ne conclut pas l’histoire du So Club. En effet, l’avocat de l'établissement, Maître Henri de Beauregard, avait initialement sollicité une révision en décembre, demande qui avait été rejetée par la justice en urgence. Malgré une nouvelle audience le 21 janvier visant à contester l'arrêté, le tribunal a maintenu sa position.
Lors de l’audience, la préfecture a avancé des arguments solides, évoquant des déficits dans le contrôle des clients et leur consommation d’alcool ce soir-là. Les juges ont estimé que les gérants n'avaient pas réussi à démontrer l'innocuité de leurs actions, les qualifiant d'insuffisantes face aux préoccupations grandissantes d’un comportement inapproprié fréquenté dans le club.
l'arrêté du préfet jugé conforme par la justice administrative
Dans un communiqué, la juge des référés a précisé que “aucun des arguments présentés par les gérants n’a pu créer de doute sérieux quant à la légalité de cette fermeture”. Cette décision souligne combien la sécurité des clients prime dans la gestion des établissements nocturnes, une préoccupation partagée par de nombreux acteurs du secteur. Des experts en droit du commerce soulignent que des cas comme celui-ci pourraient inciter d'autres établissements à renforcer leurs protocoles de contrôle afin d'éviter des sanctions similaires.
Le So Club n'est pas étranger à ce type de mesures, ayant déjà subi une fermeture d’un mois en décembre 2024 suivant des incidents comparables. Une telle tendance démontre la pression croissante sur les discothèques pour garantir un environnement respectueux et sécuritaire pour tous.







