Dans le cadre des élections municipales à venir, le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, défend fermement une stratégie de rapprochement avec La France insoumise (LFI) dans le cadre du "cordon sanitaire" du Parti socialiste (PS). Face à la montée du Rassemblement national (RN), il estime qu'une collaboration avec le parti de Jean-Luc Mélenchon pourrait s'avérer cruciale au second tour.
Sur LCP, Panifous a affirmé : « Je ne mets pas le RN et LFI sur le même plan. Je combats le RN et je combats aussi LFI, mais je partage l'idée que le PS devrait se rapprocher de LFI en cas de risque de présence du RN au second tour. » Ce positionnement, présenté sans ambiguïté, marque un tournant dans la stratégie électorale du PS, qui pourrait privilégier l'unité de la gauche pour combattre l'extrême droite.
Pierre Jouvet, responsable du scrutin municipal au PS, a également évoqué cette stratégie lors d'une récente conférence de presse. Avec l'ambition de présenter 2 000 candidats, le PS espère devenir la force politique la plus représentée dans le pays. Bien que les socialistes gardent espoir dans des villes clés comme Paris et Marseille, des alliances avec la gauche radicale sont désormais envisagées au second tour, comme l’a rapporté Le JDD.
Jouvet a ajouté qu'il y aurait « peut-être, dans certains endroits », des accords avec LFI. Il a précisé : « En cas de deuxième tour face à l’extrême droite, le Parti socialiste prendra ses responsabilités pour battre l’extrême droite. » Toutefois, cette éventualité pourrait susciter des divisions internes, certains membres du PS, comme Jérôme Guedj, exprimant leur forte opposition à une collaboration avec le mouvement de Mélenchon. Cette dynamique interne pourrait influencer la direction future du PS en cette période électorale décisive.







