À l'approche des élections municipales de mars, le Parti socialiste (PS) intensifie sa préparation. Avec la promesse d'avoir 2 000 candidats pour convoquer un maximum de postes de maire, le PS se positionne en force. Pierre Jouvet, en charge des élections, a déclaré lors d'une conférence de presse, relayée par Le Parisien, que leur objectif est de devenir le parti avec « le plus de candidats pour être maire dans toutes les villes du pays ».
« Le PS prendra ses responsabilités »
Les espoirs du PS dans des villes clés comme Paris, Marseille, Saint-Étienne et Amiens sont palpables. Toutefois, un changement de stratégie pourrait émerger avec la possibilité d'alliances à gauche lors de l'entre-deux-tours. Pierre Jouvet a sous-entendu que des accords avec La France insoumise (LFI) ne sont pas à exclure, déclarant : « En cas de second tour face à l’extrême droite, le Parti socialiste prendra ses responsabilités et appellera partout à battre l’extrême droite ».
Cependant, ces potentielles alliances suscitent des craintes de divisions au sein du PS. Des figures comme Jérôme Guedj expriment une forte opposition aux idées de LFI. Jouvet a, pour sa part, dénoncé ce qu'il qualifie d’« obsession insensée » de LFI à s'en prendre au PS et à ses camarades de la gauche.
Dans un contexte politique délicat, une telle démarche pourrait redéfinir le paysage municipal français. Les expertises des politologues et les derniers sondages révèlent que la tactique du PS pourrait également influencer les résultats des élections. Comme le souligne le chercheur Jean-Baptiste Lévy, « ces alliances, même si elles sont compliquées, répondent à une nécessité stratégique face à la montée de l'extrême droite ». Les semaines à venir seront cruciales pour observer comment ces jeux d'alliance se mettront en place.







