Le bleu n'a jamais été aussi en vogue sur le marché automobile français. En 2025, cette couleur a représenté 16% des ventes de voitures neuves, enregistrant ainsi une forte progression comparée à l'année précédente, comme le souligne l'étude menée par Carvertical.
Le bleu, la couleur montante qui devance le blanc
Sur le podium des choix des acheteurs, le bleu se classe désormais troisième, juste derrière le noir (39%) et le gris (38%), et devance de manière significative le blanc, qui ne représente plus que 5% des ventes. Ce changement est frappant par rapport à 2024, où le blanc était encore à 13%, tandis que le bleu n'atteignait que 7%.
"Il existe des tendances globales, mais chaque pays a ses particularités, comme le bleu en France, le vert au Royaume-Uni, le rouge en Italie et le noir pour le haut de gamme en Allemagne," explique Moundyr Gainou, directeur France de Carvertical.
Le succès du bleu paraît logique, car il s'agit d'une teinte facile à revendre, contrairement à des couleurs plus audacieuses comme le vert, le rouge ou le jaune, qui sont souvent liées à des modes éphémères.
Des classiques qui font toujours recette
À l'échelle européenne, le bleu a également connu une hausse en 2025, bien que plus modérée qu'en France, avec 13% des ventes. Le blanc reste solide à 18%, derrière le noir (27%) et le gris (31%). Il est aussi à noter que le rouge a vu une nette augmentation en Europe, atteignant 4,5%, contre moins de 2% en France.
Malgré ces nouvelles tendances, les couleurs classiques, noir, gris et blanc, dominent encore largement le marché, représentant 60% des ventes. Les entreprises préfèrent souvent des teintes sobres, servant leur image professionnelle.
"Il est difficile d'imaginer un commercial arriver à un rendez-vous dans une voiture rouge ou jaune!"
Un nouveau phénomène émerge : la popularité croissante des contrats de leasing incite les acheteurs à privilégier des couleurs moins risquées. Les loueurs évaluent le loyer en fonction de la valeur résiduelle et la couleur joue un rôle clé dans cette évaluation.
Le blanc perd son attrait
Le blanc, bien qu'il ait longtemps été préféré pour son aspect pratique et sa capacité à dissimuler les petites imperfections, devient de moins en moins courant. Ce changement s'accompagne de coûts croissants : de plus en plus de marques facturent des frais supplémentaires pour cette couleur. Par exemple, sur certains modèles récents comme la R5 électrique, le noir est proposé de série, tandis que le blanc coûte désormais 700 euros.
Les marques, comme Peugeot, ont commencé à offrir des teintes plus vives comme le jaune en option gratuite, afin d'attirer les acheteurs tout en améliorant la visibilité des véhicules sur la route. Ce choix répond à une tendance actuelle où les acheteurs cherchent à se démarquer.
"Avec l'augmentation du prix des voitures neuves, de nombreux acheteurs optent pour des modèles moins chers et choisissent de personnaliser avec des options comme la peinture," souligne Moundyr Gainou.
Pour ceux qui envisagent d'acheter un véhicule d'occasion, le choix de la couleur demeure un critère important à vérifier avant de conclure une transaction. Les services spécialisés offrent des appareils pour évaluer l'épaisseur de la peinture, permettant d'éviter les mauvaises surprises liées à d'éventuelles réparations non révélées.







