Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont récemment annoncé la prolongation de l'interdiction d'un rassemblement anti-migrants dénommé « Overlord » jusqu'à mercredi. Cette décision survient alors que des militants britanniques d'extrême droite pourraient tenter de se diriger vers le littoral français.
Initialement prévue jusqu'à lundi à 8h, l'interdiction est basée sur un arrêté pris dimanche qui vise à prévenir tout rassemblement des membres du groupe « Raise the colours » dans des villes comme Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer.
« Bien qu'aucun rassemblement d'ampleur n'ait été rapporté jusqu'à présent, diverses publications sur les réseaux sociaux ont signalé la continuité de l'opération », ont déclaré les préfectures dans un communiqué commun. Cette mesure illustre une vigilance accrue face aux mouvements extrémistes, surtout après que dix militants britanniques ont été précédemment interdits de territoire suite à des actes violents contre des migrants.
Un militant d'extrême droite avait appelé à des rassemblements à Douvres
Daniel Thomas, un militant britannique controversé, avait incité sur les réseaux sociaux à des rassemblements dans le week-end à Douvres et le long de la côte française. Son opération, nommée « Overlord », mêle des références historiques à la bataille de Normandie de 1944 et à une rhétorique nationaliste.
Thomas, déjà sous le coup d'une interdiction de territoire, a partagé des photos le montrant en compagnie de partisans sur des plages françaises, bien qu'aucune interpellation n'ait été signalée par la préfecture jusqu'à présent.
Dans le même temps, une centaine de personnes se sont rassemblées à Douvres, un point d'arrivée crucial pour de nombreux migrants traversant la Manche. Les autorités rappellent l'importance de surveiller les activités de groupes comme « Raise the colours », d’autant que ce dernier a tenté de se distancer des actions perçues comme violentes.
« La branche menée par Thomas est très radicale », notent les autorités, ajoutant que la plateforme principale de « Raise the colours » a désavoué ses actions actuelles. Ces développements soulignent la nécessité d'un suivi rigoureux des mouvements extrémistes susceptibles d'influencer la situation migratoire dans la région.







