Ce dimanche, le Venezuela a vu la libération d'au moins 104 prisonniers politiques, une avancée significative bien que lente. L'ONG Foro Penal a confirmé cette libération, qui s'inscrit dans un cadre de pressions internationales, notamment de Washington.
Alfredo Romero, directeur de l'organisation, a annoncé sur X qu'« aujourd'hui, nous avons annoncé 104 libérations, mais nous continuons à vérifier d'autres chiffres ». Le processus de libération demeure tumultueux selon l'avocat Gonzalo Himiob, qui a souligné que ce nombre pourrait encore changer. « Ce chiffre n'est pas définitif et pourrait augmenter », a-t-il précisé.
Les autorités vénézuéliennes, menées par Delcy Rodríguez, ont déclaré que 626 prisonniers politiques ont été libérés depuis décembre, une affirmation contestée par de nombreuses ONG, notamment Foro Penal, qui ne reconnaît qu'une partie de ce nombre.
Ce processus est perçu comme une tentative de la part du gouvernement de redorer son blason face aux pressions internationales. La lenteur du processus inquiète de nombreuses familles qui passent des nuits devant les prisons, espérant revoir leurs proches. « Nous formons tous une famille maintenant », a exprimé Aurora Silva, épouse d'un opposant. Bien que certains aient trouvé la liberté, d'autres restent derrière les barreaux, comme Javier Tarazona et Freddy Superlano.
Rodríguez a également exprimé son intérêt pour des « accords » avec l'opposition, soulignant la nécessité d'une paix durable. Cette libération soulève des questions sur le régime de Maduro et son avenir dans un contexte international en constante évolution. En effet, des experts estiment que ces gestes pourraient faciliter un dialogue plus profond entre le gouvernement et l'opposition, souvent fracturée.
La nouvelle a été accueillie avec des émotions mitigées ; beaucoup restent sceptiques quant aux véritables intentions du gouvernement. Les familles continuent d'attendre que toutes les voix soient entendues et que la justice soit rendue. Au milieu de tout cela, la pression de la communauté internationale, notamment des États-Unis, reste un facteur déterminant dans l'évolution du paysage politique vénézuélien.







