Les ONG à l'étranger dénoncent une répression sanglante, peinant à établir un bilan fiable en raison d'une coupure généralisée d'Internet dans le pays.
Le 25 janvier, Gholamhossein Mohseni Ejei, le chef du pouvoir judiciaire iranien, a déclaré qu'il ne ménagerait aucun effort pour organiser des procès expéditifs contre les manifestants arrêtés lors des récentes manifestations en Iran. "Le peuple exige à juste titre que les principaux instigateurs des émeutes soient jugés rapidement," a-t-il affirmé.
Mohseni Ejei a promis "la plus grande rigueur" dans les enquêtes et a précisé que "la justice exige de punir sans clémence les criminels qui ont pris les armes, tué des innocents ou commis d'autres actes criminels". Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées au cours de ce mouvement, qui a également causé des milliers de morts en janvier, selon des rapports de sources comme Le Monde.
Des témoignages accablants sur la répression
Des vidéos diffusées par la télévision d'État montrent le chef du pouvoir judiciaire interrogeant des manifestants arrêtés, ce qui soulève des inquiétudes quant à la possibilité d'"aveux forcés". Les ONG font état d'une répression sévère, alimentée par la coupure d'Internet qui complique l'accès à des informations vérifiées.
Des témoins ont rapporté que les forces de sécurité tiraient à balles réelles sur les manifestants. Le colonel Mehdi Sharif Kazemi, commandant d'une unité spéciale de police, a, quant à lui, nié avoir utilisé des armes à feu, affirmant que "nous avons employé des moyens non létaux pour assurer la sécurité", citant des dispositifs tels que des canons à eau et des systèmes sonores pour gérer la foule, selon l'agence Mehr.







