Le parquet de Paris a récemment alerté les autorités américaines sur des soupçons de valorisation artificielle des entreprises X et X IA, propriété d'Elon Musk. Cette affaire survient alors que l'homme le plus riche du monde fait face à des accusations de manipulation boursière grâce à son intelligence artificielle Grok.
Ce développement s'est produit un mois avant la convocation d'Elon Musk à Paris. Selon le parquet, les controverses entourant les deepfakes à caractère sexuel générés par Grok pourraient avoir été orchestrées dans le but de gonfler artificiellement la valeur de ses sociétés. Les magistrats estiment que ces actions pourraient faire partie d'une stratégie visant une introduction en bourse attendue pour la fusion entre Space X et X AI en 2026, alors que la société semble rencontrer des difficultés.
D'après les informations rapportées par Le Monde, les magistrats se basent sur plusieurs publications d'Elon Musk, qui pourraient être interprétées comme encourageant la création d'images non consensuelles. En effet, Musk a commenté avec enthousiasme les capacités de déshabillage de Grok par le biais de messages sur ses plateformes, des messages qui soulèvent des questions quant à leurs implications éthiques.
La justice française a récemment transmis des informations au ministère américain de la Justice par l'intermédiaire du bureau d'entraide pénale internationale. Ces preuves, accessibles en source ouverte, ont conduit à des soupçons de biais algorithmiques et d'autres activités illégales, incluant la possession et la diffusion d'images de mineurs. Les locaux français de X ont même été perquisitionnés début février.
Il est essentiel de noter que cette situation délicate semble faire partie d'une enquête plus large sur le réseau social X, qui se poursuit depuis début 2025. La réaction de X a été de dénoncer le processus judiciaire comme étant abusif, mentionnant des motivations politiques derrière ces actions.
Les représentants français de Musk devraient bientôt être entendus lors d'auditions libres, permettant d'établir les mesures correctives éventuelles à prendre. Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X, ainsi que divers employés, sont également attendus pour des auditions de témoins.
Alors que la situation évolue, des experts légaux soulignent que ces investigations pourraient avoir des conséquences significatives sur la perception publique du milliardaire et de ses entreprises.







