Samedi 21 mars, la Fédération française de football (FFF) a réagi avec vigueur aux insultes racistes visant Ibrahima Konaté, défenseur du Liverpool FC. L'occasion a été saisie pour dénoncer ces messages "haineux".
Depuis mercredi, l’international français fait face à une avalanche de propos injurieux sur les réseaux sociaux, suite à un choc involontaire avec Victor Osimhen. Cet incident s'est produit lors du huitième de finale retour de Ligue des champions entre Liverpool et Galatasaray, où l'attaquant nigérian a subi une fracture de l’avant-bras droit. Les arbitres ont cependant considéré que Konaté n’avait commis aucune faute à ce sujet, contrairement à ce que les critiques ont tenté de laisser entendre.
Condamnation ferme
Dans un communiqué publié ce 21 mars, la FFF a qualifié ces "propos haineux" d'"inacceptables" et en opposition avec les valeurs fondamentales du sport. La fédération a souligné que "le football doit rester un espace de respect et d'inclusion". Elle a également précisé : "Aucun joueur ne devrait subir de telles attaques en raison de son origine ou de la couleur de sa peau".
Se montrant ainsi solidaire de Konaté, la FFF a réaffirmé son "engagement total dans la lutte contre toutes les formes de discrimination", en condamnant "avec la plus grande fermeté" les insultes qu'il a subies, comme l’a rapporté RMC Sport.
Solidarité du club Liverpool
La position de la FFF résonne avec celle de Liverpool, qui avait déjà pris la défense de Konaté dès vendredi, comme l'a rapporté l’AFP. Le club a également dénoncé des déclarations racistes sur les réseaux sociaux, exprimant son indignation face à une situation jugée "totalement inacceptable". Liverpool a souligné que le racisme n’a pas sa place dans le football, ni dans la société en général, en ligne tout comme hors ligne. La direction a également rappelé que "nos joueurs ne sont pas des cibles. Ce sont des êtres humains". Les abus, souvent masqués derrière des comptes anonymes, ternissent l'image du football ainsi que celles des plateformes qui permettent leur diffusion. Des sources indiquent que la FFF envisage de prendre des mesures pour sanctionner les auteurs de ces actes inqualifiables.







