Ce samedi, le groupe écologiste Extinction Rebellion (XR) a réalisé une occupation temporaire de la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris. Estimée entre 180 et 300 participants selon les sources, cette action a duré moins de trois quarts d'heure avant l'intervention rapide des forces de l'ordre. Ces dernières ont mené l'évacuation des militants, souvent de manière brutale, escortant certains à pied ou même les traînant au sol.
Après environ deux heures, la majorité des activists avaient été dispersés, avec une quinzaine d'entre eux placés en garde à vue et plusieurs verbalisés. Des matériels ont également été saisis par la police, comme l'a rapporté une source officielle.
Interpellation sur l'écologie avant le vote
« Plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées au cours de cette action », a déclaré XR dans un communiqué. Les militants ont déploré la répression qu'ils jugent « démesurée » alors qu'ils se considéraient comme engagés dans une « occupation festive et pacifique ». Un membre du groupe a même été blessé après avoir été poussé d'une structure de plusieurs mètres de hauteur, nécessitant son hospitalisation, sans autres détails sur son état.
Cette initiative visait à sensibiliser sur l'absence des questions environnementales dans les débats électoraux. Juliette, porte-parole de XR, a déclaré : « Le sujet écologique est parmi les préoccupations majeures des Français, et pourtant, il reste largement ignoré dans les discussions politiques. » En effet, à la veille du second tour des élections municipales, cette action rappelle l'urgence d'intégrer l'écologie au cœur des préoccupations politiques.







