Ce samedi, entre 180 et 300 membres d'Extinction Rebellion (XR) ont temporairement occupé la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris, attirant l'attention juste avant le second tour des élections municipales. Les forces de l'ordre, dépêchées sur place, ont rapidement évacué les manifestants, selon l'AFP.
Moins d'une heure après le début de l'occupation, les CRS ont procédé à des évacuations à l'aide de mégaphones, escortant les militants un par un, souvent dans un cadre chaotique, certains étant traînés au sol.
Environ deux heures après l'occupation, la majorité des manifestants avaient été dispersés, avec plusieurs embarqués dans un bus de police. Une quinzaine de personnes ont été placées en garde à vue tandis que d'autres ont reçu des contraventions pour leurs actions.
Dans un communiqué, XR a déploré ce qu'ils qualifient de « répression démesurée », alors qu'ils ont cherché à mener une action « festive, pacifique et non violente ». Un militant a été hospitalisé après une chute d'une structure, illustrant le risque de ces confrontations.
L'objectif de cette mobilisation était de rappeler que l'écologie est souvent oubliée dans le débat electoral, comme l'a souligné Juliette, porte-parole de XR. « Ce sujet figure parmi les trois principales préoccupations des Français », a-t-elle affirmé.
L'ambiance sur la passerelle, décorée de tipis et de chants, était bon enfant, jusque jusqu'à l'intervention des forces de l'ordre pour démonter les installations improvisées. Une militante, qui s'est présentée comme "Pousse verte", a ajouté : « On essaie d'apporter une touche colorée à la discussion, de remettre la démocratie au centre. »
Les organisateurs avaient initialement prévu de cibler des centres de pouvoir tels que le Conseil d'État, mais des restrictions leur ont forcé à adapter leur stratégie. Leurs actions visent à mobiliser la population autour d'assemblées citoyennes décisionnelles pour faire entendre leur voix dans les débats environnementaux.
Cette intervention est un appel à l'engagement démocratique face à l'urgence climatique, et les militants persistent à revendiquer une prise de conscience collective pour l'avenir de la planète.







