Marine Le Pen se présente devant la cour d'appel de Paris avec une stratégie renouvelée, espérant alléger sa peine dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Ce changement arrive alors que la cheffe du parti d'extrême droite cherche à naviguer dans un environnement judiciaire délicat. "Si un délit a été commis, je veux que la cour sache qu'à aucun moment nous n'avons eu le sentiment d'avoir commis un délit", a-t-elle déclaré, tentant de renvoyer une partie de la responsabilité au Parlement européen, qui, selon elle, n'aurait pas su alerter suffisamment.
Cette stratégie, contrastée par son approche plus virulente en première instance, témoigne d'une volonté de calmer les tensions. Félicitée par certains observateurs pour ce changement, elle pourrait toutefois faire face à des éléments accablants. Dans un mail échangé entre deux dirigeants du RN, l'un exprimait des doutes sur les actions de Le Pen, recueillant des inquiétudes sur le caractère fictif des emplois proposés aux assistants.
Malgré cette nouvelle défense, des accusations de détournement de fonds publics persistent. Les révélations concernant l'absence de travail parlementaire des assistants du RN ajoutent une couche de complexité, soulevant des interrogations sur l'intégrité du système. "Cette organisation semblait bien rodée", a affirmé un expert du Parlement européen, mettant ainsi à mal la défense de Le Pen. L'audition de Fernand Le Rachinel, un autre prévenu, qui a avoué que ses assistants n'avaient jamais effectué de travail pour lui, accentue l'ombre qui plane sur ses arguments.
Alors que se profile un verdict prédit avant l'été, Marine Le Pen espère qu'une peine réduite lui permettra de maintenir ses ambitions politiques en vue de l'élection présidentielle de 2027. Mais avec des éléments tangibles consolidant les accusations, son avenir judiciaire et politique demeure précaire. Cette situation souligne l'incertitude grandissante entourant le destin de la cheffe du RN, un retournement de situation qui pourrait influencer le paysage politique français.







