Le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, a récemment déclaré que les autorités devaient "briser le dos des séditieux," les accusant d'avoir causé des "milliers de morts" dans une vague de contestation brutalement réprimée. Cette répression, qui a déjà fait de nombreuses victimes parmi les manifestants, a conduit à des craintes croissantes concernant l'ampleur des violences, signalées par des ONG et des experts.
Les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre à Téhéran, ont été motivées par des préoccupations économiques et ont rapidement pris un tournant politique, défiant le régime en place depuis 1979. Selon l'agence Isna, les écoles de la capitale et d'autres villes ont été rouvertes dimanche, après des fermetures prolongées résultant de la crise.
Les mesures de répression ont été accompagnées d'une coupure d'Internet sans précédent, visant à dissimuler la brutalité des actions menées par les forces de sécurité. Les médias proches du pouvoir annoncent des milliers d'arrestations, tandis que la justice iranienne promet un châtiment rapide pour les personnes impliquées dans la violence.
Lors d'une cérémonie religieuse, Khamenei a déclaré : "La nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition." En opposition, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait précédemment évoqué un bilan de "centaines de morts." En contradiction avec ces chiffres, des rapports d'organisations telles que Iran Human Rights estiment que jusqu'à 3.428 manifestants auraient été tués, et certains vont même jusqu'à avancer des chiffres supérieurs à 20.000.
Ce climat de terreur est exacerbé par les accusations portées contre des membres de la minorité bahaïe, souvent perçue comme une cible facile pour le gouvernement. Des experts prévoient une intensification de la répression, alors que des voix dissidentes, y compris celle de Reza Pahlavi, le fils de l'ancien chah d'Iran, appellent à une nouvelle mobilisation.
Dans le contexte international, Donald Trump a donné son avis sur la situation, en appelant à un changement de leadership en Iran, mais le procureur de Téhéran, Ali Salehi, a qualifié les déclarations de Trump de "n'importe quoi," en affirmant que la réponse du gouvernement aux séditieux serait "ferme, dissuasive et rapide."
Des manifestants ont relaté des scènes terrifiantes, évoquant des tirs à balles réelles dirigés vers ceux qui fuyaient. La situation demeure préoccupante, alors que les restrictions de communications rendent difficile la vérification des faits. Les Iraniens craignent pour leurs proches dans ce climat de violence endémique.







