Le président américain Donald Trump a annoncé la composition du Conseil de la paix pour Gaza, un organisme renouvelé visant à instaurer une paix durable dans la région. Parmi les membres notables figurent Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, et Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, qui ont tous deux exprimé leur enthousiasme face à ce projet.
Dans un communiqué, Tony Blair a remercié Trump pour son initiative, soulignant l'importance d'un leadership fort dans des situations complexes. « Je suis honoré d'être membre de ce comité exécutif qui peut réellement faire la différence », a-t-il déclaré.
Cette annonce s'inscrit dans le contexte du lancement de la phase 2 d'un plan élaboré pour mettre un terme au conflit dans la bande de Gaza, après un cessez-le-feu fragile établi le 10 octobre suite à l'intervention américaine. Cette phase inclut des mesures telles que le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes et la mise en place d'une Force internationale de stabilisation, qui a reçu l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le Conseil de la paix supervisera ce processus en collaboration avec un comité palestinien temporaire composé de 15 experts - une initiative qui vise à assurer une transition en douceur vers un gouvernement plus stable. En plus de Blair et Rubio, le conseil est composé de figures influentes telles que Steve Witkoff, le gendre de Trump, et Ajay Banga, président de la Banque mondiale, tous chargés de superviser des secteurs critiques pour la reconstruction et la stabilité de Gaza.
Trump a décrit son équipe comme le « plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé », tout en mentionnant la présence d'autres acteurs de poids, tels que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, désigné Haut Représentant pour Gaza, et le général américain Jasper Jeffers, qui dirigera la Force internationale.
Le projet de reconstruction, s'appuyant notamment sur un plan égyptien soutenu par des pays européens, vise à transformer Gaza, souvent qualifiée de « prison à ciel ouvert », en un territoire viable. Dans un entretien, un ancien ministre palestinien a évoqué la nécessité d'un soutien financier international pour réussir ces efforts.
Cependant, cette initiative n'est pas sans controverses. Le Hamas a d'ores et déjà rejeté le Conseil de la paix, le qualifiant d'« héritage colonial » et d'entrave à l'autodétermination du peuple palestinien. D'un autre côté, des experts, comme le professeur de relations internationales Jean-Pierre Filiu, estiment que cet effort pourrait un jour contribuer à une résolution pacifique, si toutes les parties prenantes s'engagent sincèrement.
Alors que la situation sur le terrain demeure instable, avec des incidents de violence entre Israël et le Hamas, ce nouveau conseil pourrait représenter un tournant crucial dans la quête d'une paix durable pour Gaza.







