Une levée temporaire, mais la mobilisation agricole continue
Les agriculteurs de la Coordination rurale 37, qui ont mené un mouvement de protestation depuis mercredi dernier devant le dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps, ont décidé de lever leur barrage le 16 janvier 2026. Bien que la situation se soit calmée, l'indignation parmi les agriculteurs demeure.
« Nous rentrons chez nous, mais notre colère persiste », a déclaré Mikelis Gislot, céréalier à Noyant-de-Touraine. « Les réponses que nous attendions de l'État se font toujours attendre », a-t-il ajouté, soulignant le sentiment général de mépris parmi les agriculteurs. Cette levée du blocage a eu lieu après une rencontre avec le préfet, Thomas Campeaux, qui n'apportait aucune solution concrète.
Le jour précédent, un autre symbole de la désolation parmi les manifestants était la visite de Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur. Son incapacité à offrir des solutions n'a fait qu'accentuer le sentiment d'abandon. « Comme beaucoup, il ne sait pas quoi nous proposer », a renchéri un autre membre de la coordination.
La colère des agriculteurs s'est intensifiée au fil des semaines, d'abord en réaction à la gestion de la Dermatose nodulaire bovine, jusqu'à englober d'autres revendications, telles que l'accumulation des normes et le sujet délicat des rémunérations. Cette montée de tension ne s'est pas limitée à Saint-Pierre-des-Corps ; de nombreuses actions ont été réalisées, y compris à Paris et dans plusieurs villes du département, comme Tours.
« Malheureusement, cette pause ne signifie pas la fin de la mobilisation », a précisé Gislot. « D'autres actions sont prévues, même si nous ne savons pas encore sous quelle forme ». Les agriculteurs continuent de faire pression sur le gouvernement pour obtenir une réponse à leurs frustrations croissantes. Ils se battent non seulement pour leur avenir mais aussi pour la pérennité de l'agriculture dans la région.
Ce mouvement attire l'attention sur des problématiques qui touchent de nombreux agriculteurs à travers la France, et la mobilisation pourrait s'intensifier si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Selon des experts du secteur, une attention particulière doit être apportée pour éviter une crise alimentaire à long terme.
La situation actuelle appelle à une réévaluation des politiques agricoles pour soutenir les exploitants face à des défis croissants, notamment les effets du libre-échange et les exigences réglementaires. À l'approche des prochaines élections, ces préoccupations pourraient également influencer le discours politique.







