Lors d'une conférence de presse tenue ce samedi à Marseille, Marine Le Pen, présidente des députés du Rassemblement national (RN), a lancé une attaque directe contre le Parti socialiste (PS) et l'équipe municipale en place. Accompagnée de Franck Allisio, candidate aux municipales de 2026, Le Pen a peint un tableau plutôt sombre de la situation politique dans la deuxième plus grande ville de France.
Elle a qualifié les élus socialistes de "derniers vestiges d'une idéologie en déroute" et les a décrits comme "la béquille rouillée et tordue de ce qui reste de la macronie". Ces mots témoignent d'une volonté de se démarquer d'une politique qu'elle juge dépassée. Pour le RN, l'objectif est clair : instaurer un nouveau discours face à une majorité municipale jugée déconnectée des réalités du terrain.
Des experts politiques observent que cette stratégie de Le Pen pourrait permettre au RN de capter un électorat mécontent, surtout dans un contexte où la défiance envers les partis traditionnels est à son comble. Ainsi, elle cite notamment le "Printemps marseillais" comme une période révolue, soulignant que "personne ne croit plus qu'à Marseille ce soit encore le printemps".
Cette offensive s'inscrit dans un contexte où le PS, malgré ses efforts pour maintenir une image d'unité et d'innovation, est régulièrement critiqué pour son manque de visibilité et d'action effective. En effet, comme l'indique un récent article de France Info, les attentes des Marseillais semblent grandissantes, et le fossé entre les promesses électorales et la réalité sur le terrain devient de plus en plus difficile à ignorer.
Avec un avenir aussi incertain, les prochaines municipales s'annoncent cruciales, tant pour la gauche que pour le RN, qui entend bien profiter de cette ambiance de mécontentement pour renforcer sa position locale.







