À Inzell, en Allemagne, Timothy Loubineaud, le fer de lance du patinage de vitesse français, évoque son incroyable record du monde sur 5 000 mètres, heureusement imprévu même pour lui. « Les autres patineurs savent que ma progression est continue depuis deux ans, mais un record mondial, c’est toujours inattendu », confie-t-il avec fierté. Ce petit pays a prouvé qu’il était capable de rivaliser avec les plus grands, malgré des infrastructures limitées.
À l’approche des Jeux Olympiques, Loubineaud sent une pression palpable, mais il a sa propre philosophie: « Penser au passé génère de l'anxiété, tandis que penser au futur entraîne du stress. Moi, je préfère vivre l’instant présent. » À ses yeux, le plus important est de bien s’entraîner pour être prêt le jour J. « C’est juste trois semaines dans une vie », dit-il, gardant en tête que le vrai défi réside dans le moment.
Interrogé sur sa stratégie pour les courses, il avoue son instinct naturel. « Je ne connais pas les infrastructures ni les conditions spécifiques du jour de la compétition. Tout cela se découvre à l’instant », explique-t-il. Lors de sa course record à Salt Lake City, Loubineaud a agi selon son intuition, sans se préoccuper des données. « Je suis un peu comme Julian Alaphilippe, à l'instinct, sans calcul », ajoute-t-il en souriant.
Concernant ses chances de monter sur le podium olympique, Timothy reste réaliste. « Les JO, c’est une question de chance et d’opportunité. Je me concentre sur mon récit et je donnerai le meilleur de moi-même », affirme-t-il. Ce n'est que lorsque la ligne d'arrivée sera franchie qu'il pourra dresser un bilan.
Enfin, il souligne les progrès réalisés grâce à l’Agence nationale du sport, qui a permis de regrouper les coureurs. « Avant, un stage d'une semaine était un événement rare. Maintenant, on peut vraiment construire une équipe solide », conclut-il. Cette évolution a sans aucun doute renforcé la dynamique de l'équipe et aide à créer un environnement propice aux performances d'élite.







