Depuis le cambriolage spectaculaire ayant eu lieu le 19 octobre, le mystère demeure entier concernant les joyaux de la Couronne, d'une valeur estimée à 88 millions d'euros. Bien que quatre suspects aient été interpellés et soient actuellement incarcérés, le butin reste introuvable.
Les autorités enquêtent sur le destin des bijoux, leur localisation étant aussi floue qu'un coffre à l'étranger ou une cachette en France. Les membres du commando, dont les profils sont plutôt atypiques pour des criminels de ce calibre, sont en détention depuis fin novembre. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a souligné lors de leur mise en examen qu’ils ne correspondaient pas aux stéréotypes habituels des criminels organisés.
En effet, ces trentenaires, dont certains approchent la quarantaine, semblaient avoir préparé leur opération avec soin. Ils ont pu simuler des ouvriers, installer une nacelle élévatrice et exécuter le vol en moins de huit minutes, sans effusion de sang. Cependant, leur fuite a laissé des traces d'ADN qui ont permis aux enquêteurs de les identifier, tout en laissant supposer qu'une part de stress avait affaibli leur plan.
Ce qui est particulièrement troublant, c'est que l'ensemble de cette opération pourrait avoir été évitée si le musée avait pris en compte des audits de sécurité antérieurs, alertant des défaillances dès 2017. Laurence des Cars, présidente du Louvre, a reconnu la « désorganisation » au sein des services de sécurité du musée, dont les agents avaient visiblement négligé de surveiller les images de la caméra extérieure qui avaient enregistré l'arrivée des voleurs.
Les événements ont tôt fait de susciter une crise interne au musée, propageant un malaise qui a conduit les employés à lancer un mouvement de grève, entraînant la fermeture du Louvre pendant plusieurs jours. Plusieurs experts, dont ceux de Le Monde, notent que ce vol pourrait éveiller de nouvelles réflexions sur la sécurité des musées à travers le pays. Des mesures d’urgence, comme l’installation d’une grille de protection, ont été annoncées. Il est indéniable que cette affaire a mis en lumière des lacunes notables dans la gestion de la sécurité au Louvre.
Alors que les enceintes judiciaires continuent d'approfondir leur enquête, le sort des joyaux volés reste un mystère, maintenant non seulement l’intérêt des médias, mais également celui du grand public qui attend des réponses.







