Le 16 janvier 2026, la cour criminelle de Loire-Atlantique a prononcé un verdict significatif, marquant une étape importante dans une affaire qui a choqué l’opinion publique. Rabah Hadjadji, un policier retraité de 59 ans, ancien membre de la CRS de Bergerac, a été condamné à sept ans de prison ferme pour un tir mortel ayant entraîné la mort d'Aboubacar Fofana le 3 juillet 2018 à Nantes. L’accusé, présenté comme un fonctionnaire irréprochable avec près de trois décennies de service, a reconnu sa responsabilité, affirmant que le tir n'était pas intentionnel.
Le procès, qui a duré toute une semaine, a été marqué par des témoignages poignants et des échanges souvent tendus. Aux dires de l’avocate de la famille de la victime, Anne Bouillon, la salle d’audience était remplie de tension tandis que le jugement était prononcé. Selon elle, ce procès a révélé des vérités inconfortables sur la manière dont la police opère et l'usage de la force. Face à une salle comble, la présidente du tribunal, Karine Laborde, a décrété la culpabilité de l’ex-brigadier-chef, entraînant des réactions diverses.
Cette affaire, relancée longtemps après les événements tragiques, met en lumière les tensions persistantes entre la police et la communauté, ainsi que les questions sur la légitimité de certaines actions policières en France. L'avocat de la défense a déjà annoncé son intention de faire appel, ce qui pourrait prolonger une affaire déjà particulièrement complexe.
Les experts en droits humains, tels que le criminologue Alain Bauer, observent que ce cas pourrait inciter à une réévaluation des politiques de sécurité en France. Dans ses déclarations, il a souligné l'importance de la transparence et de la responsabilité au sein des forces de l'ordre pour restaurer la confiance entre la police et les citoyens.
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