Le sábado 17 janvier, l'US Army a annoncé l'élimination de Bilal Hasan Al-Jasim, un leader affilié à Al-Qaïda, lors d'une frappe aérienne réalisée au nord-ouest de la Syrie. Cette opération a été menée en réponse à une attaque survenue en décembre 2025, qui a coûté la vie à trois Américains, dont deux membres des forces armées, à Palmyre.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, connue sous le nom de Centcom, a précisé sur X que Al-Jasim était directement lié à l'assaillant responsable de cet incident tragique. « Il s'agissait d'un chef terroriste aguerri, impliqué dans la planification d'attentats et en relation directe avec le tireur de l'EI responsable de la mort de nos soldats », a précisé un porte-parole de Centcom.
Cette frappe s'inscrit dans un cadre plus large de réponses militaires aux actions du groupe djihadiste. En effet, une semaine auparavant, des frappes « à grande échelle » avaient déjà été engagées par les États-Unis et leurs alliés pour contrecarrer les menaces de l'État islamique suite à l'attaque de décembre.
Des frappes internationales pour lutter contre le terrorisme
Fin décembre, les États-Unis avaient mené des opérations ciblant des « bastions » de l'EI avec l'appui de la Jordanie. De plus, début janvier, le Royaume-Uni et la France ont aussi pris part à des frappes pour prévenir la résurgence de Daech, selon des sources gouvernementales.
Malgré sa défaite en 2019, l'EI reste actif et continue de mener des attaques sporadiques, particulièrement dans les régions désertiques de la Syrie où il a trouvé refuge. Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis suscite des interrogations sur l'avenir de l'engagement militaire américain dans la région. En avril, le Pentagone avait annoncé une réduction significative de ses troupes en Syrie, un débat qui reste sensible au sein de la sphère politique américaine.
La situation en Syrie reste complexe, avec un pays encore dévasté par la guerre civile qui a débuté en 2011. Les combattants de l'EI, bien que repoussés, continuent d'engendrer des actes de violence. Les experts s'accordent à dire qu'une vigilance continue est nécessaire pour éviter le retour à un état de chaos total. Les opérations de frappes récentes semblent souligner la volonté des États-Unis et de leurs alliés de ne pas relâcher leur pression sur les groupes terroristes présents dans la région.







