Des vidéos récentes de la morgue de Kahrizak, au sud de Téhéran, révèlent une réalité tragique : des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs s'accumulent à l'extérieur de l'établissement. Ce spectacle dévastateur est le reflet d'une répression sanglante des manifestations qui secouent l'Iran depuis plusieurs semaines.
Selon les ONG de défense des droits humains, ces images authentifiées par l'AFP montrent les victimes de la répression des manifestations, notamment celles qui ont éclaté à la suite de demandes de changements sociaux profonds. L'organisation Iran Human Rights, basée en Norvège, affirme que ces images témoignent « d'un grand nombre de personnes tuées lors des manifestations nationales en Iran ».
Parallèlement, l'organisation Hengaw, également norvégienne, a corroboré ces informations en faisant état de « dizaines de corps ensanglantés à l'intérieur et à l'extérieur de la morgue ». Ce constat est alarmant et indique une intensification de la violence étatique face à une contestation de plus en plus forte.
Les défenseurs des droits humains accusent les forces de sécurité d'avoir utilisé des balles réelles pour réprimer les manifestants, dans un contexte de coupure d'internet qui a duré plus de 60 heures, ce qui complique la circulation de l'information et la communication entre les familles. Des familles sont en quête désespérée de leurs proches disparus tandis que le nombre de décès pourrait atteindre des centaines, selon des estimations, ajoutant ainsi une dimension tragique à cette crise humanitaire.
Des experts, comme ceux du groupe de réflexion Observatoire des droits de l'homme, mettent en garde contre une escalade de la violence et soulignent la nécessité pour la communauté internationale d'intervenir et de condamner ces actes. La situation en Iran est désormais surveillée de près par des organisations à travers le monde, qui appellent à une transparence et à un respect des droits fondamentaux.







