Ce dimanche soir, au péage de Fresnes-Lès-Montauban, plusieurs dizaines d'agriculteurs du Pas-de-Calais ont établi un barrage filtrant pour exprimer leur mécontentement face à l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Organisés par la Coordination Rurale, ces agriculteurs ont l'intention de visiter les camions pour contrôler leurs marchandises alors que l'interdiction de circulation dominicale touche à sa fin, et les véhicules peuvent reprendre la route.
L'autoroute A1, qui enregistre en moyenne 100.000 véhicules par jour et qui relie les principaux ports de marchandises en Europe, comme Anvers et Rotterdam, a été le théâtre de ce mouvement. L'inquiétude parmi les agriculteurs est palpable, comme en témoigne Marie Dupont, agricultrice et porte-parole, qui déclare : « Cet accord met notre avenir en danger. Nous ne pouvons pas accepter que des produits moins chers inondent le marché européen, au détriment de notre agriculture locale. »
Cette réaction n'est pas un incident isolé. Au même moment, d'autres agriculteurs ont organisé un barrage filtrant au port du Havre, ciblant également les camions pour dénoncer l'impact de l'accord signé entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. "Nous sommes ici pour nous faire entendre et défendre notre travail", a ajouté un autre participant, soulignant les conséquences négatives qu'une telle politique commerciale pourrait avoir sur l'agriculture française.
Des voix multiples s'élèvent également dans le débat public. Jean-Pierre, un expert en économie agricole, fait remarquer que cet accord pourrait « redéfinir les contours de la compétitivité en agriculture au sein de l'UE ». En conséquence, la tension continue de monter alors que la mobilisation des agriculteurs se renforce, invitant le gouvernement à prendre des mesures pour protéger les intérêts locaux face à la vague d'importations.~







