Dans une rencontre qui s’est soldée par une défaite pour l’Algérie face au Nigeria (0-2), l’épilogue de ce quart de finale de la CAN a pris une tournure inattendue. Au coup de sifflet final, les joueurs algériens, déjà frustrés par leur élimination, ont vu les esprits s’échauffer. Luca Zidane, le gardien et fils de l’illustre Zinedine Zidane, a été au cœur d’un incident où il a empoigné un adversaire, déclenchant un début de bagarre générale.
Selon plusieurs témoins et les rapports des médias locaux, l’arbitre a dû quitter le terrain sous escorte renforcée, illustrant bien l’intensité des émotions en jeu. Bien que cela rappelle le coup de tête célèbre de son père en 2006, cette fois-ci, le contexte est différent, soulignant ce que la pression compétitive peut engendrer.
Pour cette édition de la Coupe d'Afrique des Nations, qui se tient actuellement au Maroc, l’Algérie avait aligné une équipe composée de nombreux binationaux, attirés par l’idée de défendre les couleurs de leur terre d’origine. Luca, né à Marseille en 1998, a fait le choix de représenter l’Algérie après avoir été formé sous les couleurs des équipes de France de jeunes. Ce changement, déclaré comme un ‘coup de cœur’ par le joueur, a suscité de nombreuses discussions, notamment sur les enjeux d’identité et de nationalité sportive dans le futsal moderne.
La question de la mobilisation des talents issus de l'immigration a également été soulevée par plusieurs experts, notamment Jean-Pierre Dupont, sociologue du sport, qui a affirmé dans une interview à L’Équipe : “Les joueurs comme Luca Zidane incarnent une nouvelle génération, tiraillée entre leurs racines et leur parcours. Chaque match est plus qu'un simple jeu, c'est une question d'identité.”
Quant à Zinedine Zidane, son silence sur les affaires publiques liées à son fils et à la sélection algérienne reste notable. Un choix stratégique, sans doute, de rester à l’écart de ces tensions, alors que sa réputation de solidaire et respectueux du football transcende les frontières. Les Français continuent de le voir comme l'un des candidats privilégiés pour succéder à Didier Deschamps à la tête de l'équipe nationale, tout en gérant les enchevêtrements de sentiments liés à sa double identité franco-algérienne.
Alors que les passionnés de football scrutent l’avenir de la sélection algérienne, la réaction de Luca après le match pourrait poser des questions sur son évolution future. Peut-être que, dans le feu de la compétition, il n’était pas seulement un fils de Zidane, mais un homme à part entière, réagissant à la pression qui pèse sur ses épaules.







